Ce sont au moins 111 ports répartis dans 22 pays qui se mobilisent et prévoient d’organiser le vendredi 30 octobre des grèves pour exiger l’arrêt du transport d’armes et de marchandises liées à la guerre génocidaire perpétré par Israël en Palestine occupée.
Les principaux ports du monde seront en effet paralysés par une grève de 24 heures en vue d’interrompre les livraisons militaires qui alimentent les guerres régionales et surtout la guerre inhumaine menée par le régime israélien contre Palestiniens.
Sous le slogan « Les dockers ne travaillent pas pour la guerre », cette initiative vise à faire pression sur les compagnies maritimes en lien avec les exactions du régime d’occupation.
Selon les dépêches de ce mercredi, l’European dockworkers council (EDC) et au niveau international d’autres fédérations de dockers ont annoncé que les dockers et les travailleurs portuaires de 111 ports dans 22 pays du monde entier allaient se joindre à la grève coordonnée du 30 octobre.
Les travailleurs cesseront le travail pendant des périodes allant de quelques heures à une journée entière dans les principaux ports, de Marseille à Mumbai, de Hambourg à Montevideo et de Melbourne à Oakland.
Plus de 25 syndicats de dockers ont officiellement déclaré qu’ils se rejoindront la grève. Des dizaines de syndicats d’autres secteurs ont promis leur soutien.
Les travailleurs en grève exigeront l’arrêt du transport d’armes et de matériel militaire via leurs ports, en particulier les cargaisons appartenant au régime israélien ou liées à celui-ci, qui pourraient être utilisées dans son génocide contre Gaza et d’autres régions de la Palestine occupée.
Portée par l’alliance « Ports in Action » et la campagne « Pas de port pour le génocide » avec le soutien du mouvement BDS, la mobilisation a pour centres principaux :
Italie et Grèce : Grèves de 24 heures prévues dans de grands ports italiens (Gênes, Livourne, Gioia Tauro, Trieste) et au port grec du Pirée.
France : Appels à des grèves et des ralentissements de travail à Marseille-Fos et Le Havre.
Autres pays engagés : Espagne, Inde, Suède, Portugal, Turquie, Maroc, Danemark, Irlande et États-Unis.
« Les ports français vont être à l’arrêt à 95 % » vendredi, a indiqué à l’AFP Tony Hautbois, secrétaire général de la CGT des dockers. Les syndicats en Italie, en Inde, en Grèce et en Turquie ont indiqué que leurs arrêts de travail dureraient 24 heures.
Des rassemblements ont également été prévus dans les villes portuaires pour protester contre les exactions d’Israël dans la bande de Gaza.
« Des ports pour la paix et les peuples, pas des bases de lancement pour la guerre », peut-on lire sur un slogan prévu pour les actions de vendredi, selon un compte X.
Ces grèves interviennent alors que le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), une campagne menée par des Palestiniens et promouvant des sanctions contre le régime israélien, a déclaré la semaine dernière sur sa page X que les dockers et les travailleurs portuaires des principaux ports internationaux mèneraient des actions contre la militarisation des ports, le génocide des Palestiniens par Israël et les guerres d’agression israélo-américaines.
Cette action s’inscrit dans la continuité des campagnes menées, depuis octobre 2023, pour imposer un coût commercial aux entreprises impliquées et interrompre les flux maritimes vers le régime de Tel-Aviv. Mais également à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien dans la bande de Gaza, à rejeter la poursuite de l’agression, à exiger sa cessation et à garantir l’acheminement de l’aide humanitaire.