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Albanie : majorité et opposition s’affrontent au Parlement après la mobilisation étudiante

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Capture d’écran de l’affrontement physique entre majorité et opposition dans la séance parlementaire, à Tirana, en Albanie, le 22 octobre 2026.

À Tirana, capitale albanaise, la séance parlementaire a viré à l’affrontement physique ce jeudi 22 octobre, l’opposition accusant le gouvernement d’Edi Rama d’avoir réprimé violemment les manifestations étudiantes.

Les députés du Parlement albanais se sont affrontés jeudi, alors que les élus de l'opposition tentaient de perturber une séance sur le vote de lois sur fond de tensions dans le pays.

Les heurts ont éclaté après que la présidence du Parlement a rejeté la demande de l’opposition d’organiser un débat sur les manifestations étudiantes qui secouent la capitale, Tirana, depuis une dizaine de jours.

Les députés de l’opposition ont brandi des photographies d’étudiants blessés par la police lors de précédentes manifestations et bloqué la tribune parlementaire, tandis que l'assemblée poursuivait le vote des textes au milieu du chaos.

À l'extérieur du Parlement, de grandes foules d'étudiants se sont rassemblées à l'entrée du bâtiment.

Depuis près de deux semaines, des manifestants affrontent les forces de l'ordre dans le centre-ville de Tirana, à l'aide de pierres, de fumigènes et de feux d'artifice. Les forces de l'ordre répliquent à coups de matraques, de canons à eau et de gaz lacrymogènes.

Les lycéens et les étudiants réclament une baisse des frais de scolarité, un investissement public accru dans l'éducation et la fin de la corruption dans le système éducatif.

Ils ont depuis rejoint un mouvement plus large antigouvernemental qui réclame la démission du Premier ministre socialiste Edi Rama. 

Ces manifestions surviennent après plusieurs mois de protestations menées par le mouvement baptisé « révolution des flamants roses », né en opposition à un vaste projet de complexe touristique de luxe sur la côte sud de l’Albanie, au bord de l’Adriatique. Ce projet est lié à une société d’investissement fondée par Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump.

Lire aussi : L’ONU dénonce le recours excessif à la force et met en garde contre la répression des manifestants

L’Albanie est toutefois loin d’être un cas isolé. Partout en Europe, les gouvernements subissent une pression croissante de la rue, alimentée par la hausse des prix des carburants, la dégradation des services publics, le sous-financement des écoles et l’aggravation de la crise du logement.

Des mobilisations similaires ont eu lieu en France et en Italie. En Espagne et au Portugal, des campements de tentes ont également été installés pour dénoncer le coût prohibitif du logement. Des manifestations étaient par ailleurs prévues en Grèce cette semaine.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV