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L’Iran et six autres pays réclament que les États imposant des sanctions rendent des comptes

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’Iran et six autres pays dénoncent les conséquences des sanctions unilatérales. (Photo d’illustration)

L’Iran, la Biélorussie, la Chine, Cuba, le Myanmar, le Nicaragua et la Russie ont dénoncé les conséquences dévastatrices des sanctions unilatérales sur les droits humains et la coopération internationale. Ils ont indiqué que les États qui imposent de telles mesures restrictives illégales devaient rendre des comptes. 

La déclaration commune a été lue mercredi par Abbas Bagherpour Ardekani, directeur général des affaires juridiques internationales au ministère iranien des Affaires étrangères, lors de la 13e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée (CNUCTO), également appelée Convention de Palerme, à Vienne, en Autriche. 

« Les États qui adoptent, imposent, maintiennent ou promulguent des mesures coercitives unilatérales doivent répondre des conséquences tragiques de ces actes illégaux et illégitimes », ont déclaré les sept pays dans leur communiqué.

Exprimant leur profonde inquiétude et leur ferme opposition à ces sanctions cruelles, en particulier à celles qui ont des effets extraterritoriaux, les sept pays ont également souligné que de telles mesures sont contraires à la Charte des Nations unies et au droit international.

Ils ont ajouté que les mesures coercitives unilatérales constituaient une ingérence flagrante dans les affaires souveraines des États et portaient atteinte au multilatéralisme ainsi qu’à la coopération internationale. 

Ils ont averti que les sanctions illégales compromettent la capacité des pays à lutter contre la criminalité transnationale organisée en restreignant leur accès aux services financiers, aux équipements essentiels, aux technologies, à l’assistance technique et aux programmes de renforcement des capacités. 

Les sept pays ont également souligné que les sanctions secondaires et le zèle excessif dont font preuve les institutions financières dans l'application de ces restrictions, ont créé des obstacles supplémentaires à la coopération judiciaire et à la mise en œuvre de plans nationaux et régionaux de lutte contre la criminalité organisée.

Ils ont appelé à la levée immédiate, complète et inconditionnelle des mesures coercitives unilatérales.

A lire: Pezeshkian : les sanctions américaines sont « inhumaines », l’Iran ne cédera pas à la pression

En outre, les signataires de la déclaration ont averti que le maintien de sanctions illégitimes avait des conséquences dévastatrices, parfois mortelles. Selon eux, ces mesures aggravent les crises humanitaires et économiques, tout en mettant en péril la sécurité alimentaire, énergétique et financière des pays concernés.

Ils ont également exhorté tous les États à ne pas reconnaître ni applique de mesures coercitives unilatérales, et à prendre les dispositions juridiques et administratives nécessaires pour en contrer les effets extraterritoriaux.

L’Iran fait l’objet de sanctions arbitraires américaines depuis 1979, année où la Révolution islamique a renversé la monarchie alors soutenue par les États-Unis.

Ces dernières années, Washington a adopté d'autres mesures restrictives contre l’Iran. Sous la pression américaine, les Nations unies, l’Union européenne et d’autres pays ont également imposé des sanctions inhumaines au pays, en s'appuyant sur de fausses accusations. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV