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France : une manif étudiante autorisée sur le papier, immobilisée sur le terrain

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Près de 6 000 manifestants ont défilé à Brest le mardi 6 octobre 2026 pour réclamer plus de moyens pour l’école. (Photo via Actu.fr)

Le 22 octobre, la justice française a levé l’interdiction d’une manifestation étudiante à Paris, mais le cortège a été contraint à l’immobilité. 

 Le cortège devait rejoindre la Bastille depuis la Pitié-Salpêtrière. La préfecture avait interdit son parcours, mais le tribunal administratif a levé cette interdiction le 22 octobre, après un recours du collectif Interfac Île-de-France. Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans le sud-est de Paris, sous une forte présence policière.

La décision n’a pourtant pas rendu son parcours au cortège. D’après l’Associated Press, les organisateurs ont signé un document de la police prévoyant que le rassemblement resterait statique. Une manifestation autorisée, donc, à condition de ne pas marcher.

La préfecture avait invoqué les incidents survenus lors des mobilisations des 13 et 17 octobre. Un autre arrêté continuait d’interdire le 22 octobre, de 8 heures à 20 heures (heure locale), les rassemblements non déclarés dans plusieurs secteurs de Paris, notamment autour des institutions et des grandes gares. La décision du tribunal ne supprimait pas ces restrictions.

Au même moment, les regards se tournent déjà vers le 24 octobre. Emmanuel Macron a annoncé un durcissement des conditions de manifestation après une réunion de sécurité à l’Élysée. À Lyon, les rassemblements prévus ont été interdits.

À la suite de la mobilisation massive du 17 octobre, marquée par une violente répression policière, les autorités françaises ont durci les restrictions visant les cortèges, multipliant les interdictions de rassemblements et les restrictions d’itinéraires.

Pour rappel, le samedi 17 octobre, une mobilisation nationale contre la « vie chère » a rassemblé quelque 800 000 personnes en France, selon les chiffres cités. La hausse des prix des carburants et de l’énergie, l’érosion du pouvoir d’achat et la dégradation des services publics figuraient parmi les principales préoccupations des manifestants. La journée a été marquée par une convergence de luttes réunissant anciens Gilets jaunes, lycéens mobilisés depuis fin septembre, syndicats, notamment la CGT, étudiants, retraités et militants de divers mouvements.

La coordination des Gilets jaunes a, par ailleurs, annoncé un « acte II » des manifestations pour le samedi 24 octobre, une semaine après la mobilisation nationale du 17 octobre.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV