Le commandant en chef de l’armée iranienne, le général de division Amir Hatami, a déclaré que les forces armées iraniennes sont parfaitement préparées à une guerre asymétrique et ont atteint un niveau de maturité significatif dans le développement de drones et d’autres systèmes sans pilote.
Le général Hatami a fait ces remarques, jeudi 22 octobre, lors d’une visite dans une usine de fabrication de drones d’attaque de l’armée iranienne.
Il a réaffirmé que les forces terrestres, maritimes, aériennes et la DCA de l’armée iranienne sont prêtes à mener une guerre asymétrique, rappelant que, lors d’une précédente guerre de ce type, l’Iran avait utilisé des équipements qui ont pris l’ennemi au dépourvu et lui ont porté des coups sévères.
En évaluant les capacités de l’ennemi, il a affirmé que l’Iran a pris des mesures pour se préparer à une confrontation asymétrique, en acquérant les ressources nécessaires pour faire face à toute éventualité.
« Nous avons évalué l’ennemi et nous sommes conscients de ses capacités ; toutefois, en tenant compte de tous ces facteurs, nous nous sommes préparés à une guerre asymétrique et avons acquis les équipements nécessaires à cette fin », a ajouté le général Hatami.
Il a affirmé que l’Iran dispose actuellement d’une position consolidée, sur les plans qualitatif et quantitatif, pour faire face à une guerre asymétrique. « Nous savons comment l’ennemi compte opérer et nous nous sommes préparés à riposter », a noté le général Hatami.
Il a par ailleurs mis en avant le rôle croissant des systèmes sans pilote dans la guerre moderne, précisant que les drones, les navires de surface sans équipage et les micro-aéronefs sont employés pour une gamme de missions de plus en plus variée. « Ces systèmes occupent une place privilégiée dans la stratégie de défense iranienne », a-t-il noté.
Les États-Unis et le régime israélien ont mené la première vague de leur guerre illégale contre l’Iran pendant 12 jours en juin 2025. Leur seconde vague d’agressions a commencé le 28 février 2026 et s’est interrompue temporairement début avril, au terme de quarante jours de combats.
Dans les deux batailles, la résistance de l’Iran et ses opérations de représailles décisives ont contraint les agresseurs à proposer unilatéralement le cessez-le-feu.
Par ailleurs, depuis le début de la seconde bataille, l’Iran a maintenu un contrôle étroit sur le détroit d’Ormuz, dans un contexte marqué par des agissements hostiles de la part de Washington dans la région.