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Mobilisation sociale en France : aucun compromis trouvé entre le gouvernement et les syndicats

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, s'adresse à la presse après la réunion avec les syndicats et le Premier ministre français Sébastien Lecornu, à Matignon, mercredi.

À l’approche d’une nouvelle vague de manifestations, les syndicats français (CGT, CFDT) ont exprimé leur déception après une réunion, mercredi 21 octobre, avec le gouvernement à Matignon, faute d’annonces concrètes sur le pouvoir d’achat et les salaires.

Au terme d'un rendez-vous de 2h30, les syndicats sont sortis déçus de Matignon où, selon la leader de la CGT Sophie Binet, Sébastien Lecornu n'a annoncé « aucune mesure » pour répondre aux multiples contestations. Il n'y a eu « aucune prise en compte de nos revendications », a affirmé Sophie Binet.

La CGT, qui avait soutenu la journée du 17 octobre sera de nouveau présente dans la rue samedi, « pour accompagner » et « protéger » ceux qui souhaitent manifester lors de l'« acte II » de la mobilisation sur le coût de la vie annoncé par une coordination de Gilets jaunes.

Pour les syndicats, l'objectif central reste la mobilisation lancée par la quasi-totalité d'entre eux pour les salariés du privé et du public pour le 5 novembre. « L'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais » à partir de cette date, selon Sophie Binet.

D'ici là, « il est impératif qu'il y ait des réponses sociales à ces attentes de l'ensemble des travailleurs et des travailleuses qui attendent depuis (...) de nombreuses années », a renchéri la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon.

À Matignon, les syndicats ont déploré que les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont demandé il y a près de deux semaines à être reçues par Sébastien Lecornu, n'aient pas été conviées au rendez-vous.

Ces organisations devraient de nouveau être reçues lundi par le ministre de l'Éducation, qui a promis de présenter des premières mesures pour répondre aux doléances exprimées sur la plateforme lancée il y a quelques semaines par le gouvernement.

Emmanuel Macron appelle à « la fermeté »

Depuis le Qatar, Emmanuel Macron n'a pas fait d'annonces sur les nombreuses revendications portées par les syndicats et les manifestants (pouvoir d'achat, salaires, justice fiscale, services publics, moyens pour l'école et l'université...). Le président a en revanche appelé à « la fermeté » envers les auteurs des violences et convoqué jeudi une réunion avec les services de renseignement sur les défaillances du 17 octobre.

La stratégie de maintien de l'ordre est questionnée depuis plusieurs semaines. Le Défenseur des droits (DDD), chargé notamment de veiller au respect de la déontologie par les forces de l'ordre, a annoncé mardi avoir reçu 46 saisines depuis le début du mouvement lycéen, dont « plus d'une dizaine » concernent des faits datant du week-end.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV