Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné les mesures illégales américaines contre Cuba, dénonçant les sanctions imposées par Washington ainsi que les tentatives d’intimidation visant des responsables et des personnalités cubains.
Dans un communiqué publié mardi 20 octobre, la diplomatie iranienne a réaffirmé que les sanctions, les pressions et les mesures d’intimidation exercées par les États-Unis contre Cuba depuis plus de sept décennies violent la Charte des Nations unies et contreviennent au droit international ainsi qu’aux principes des droits de l’homme.
Le ministère a notamment dénoncé le mandat d’arrêt délivré par les autorités de Floride contre l’ancien président cubain Raúl Castro, qualifiant cette mesure d’« acte criminel et illégal ». Il a appelé au respect de la souveraineté et de l’indépendance de Cuba, ainsi que du droit de son peuple à l’autodétermination.
La diplomatie iranienne a également demandé que le gouvernement américain soit tenu responsable des conséquences dévastatrices de ces politiques sur les droits fondamentaux du peuple cubain.
Dans son communiqué, le ministère a réaffirmé la solidarité de l’Iran avec Cuba et souligné que le droit du peuple cubain à déterminer librement son avenir devait être respecté.
Le mandat d’arrêt a été annoncé lundi par le procureur général de Floride, James Uthmeier, à l’encontre de Raúl Castro, qui a présidé Cuba de 2008 à 2018. Il l’accuse de « complot en vue de commettre un meurtre au premier degré », en lien avec ce que le verdict qualifie de « destruction de deux avions civils dans l’espace aérien cubain en 1996 ».
Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a rejeté le mandat dans un message publié sur X, le qualifiant de manœuvre judiciaire à motivation politique visant Raúl Castro et Cuba. Selon son poste, cette mesure contre le général d’armée n’a, et n’aura jamais, le moindre fondement juridique, ni même la moindre logique pratique.
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Le président cubain a également estimé que cette mesure « reflète les difficultés auxquelles les États-Unis sont confrontés pour justifier le blocus américain et le châtiment collectif infligé à notre peuple ».