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France: après le 17 octobre, les syndicats font front commun pour poursuivre la contestation

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une manifestation, à Besançon, en France, le 13 octobre 2026. ©LE MONDE

Face à la colère sociale, les syndicats refusent de reculer. La CFDT, la CGT, FO, la FSU et l’Unsa maintiennent leur appel à la grève et aux manifestations du 5 novembre. Au cœur de la contestation : le pouvoir d’achat, les salaires, les emplois et les conditions de travail.

« Pas question de renoncer aux mobilisations et grèves du 5 novembre », défendent les syndicats qui affichent leur volonté de ne pas laisser retomber la contestation, dans le sillage des manifestations du 17 octobre.

Le syndicat souhaite notamment mettre en débat, sur les lieux de travail, les moyens de renforcer la mobilisation en vue de la « grande journée intersyndicale de grève et de manifestation interprofessionnelle du 5 novembre ».

La mobilisation pourrait également paralyser une partie du système de transport alors que quatre syndicats de la SNCF ont appelé les cheminots à une grève unitaire susceptible de perturber le trafic sur l’ensemble du réseau.

La CGT dénonce, de son côté, le silence entourant les revendications exprimées lors de la mobilisation du 17 octobre. « Les raisons pour lesquelles des lycéens et, avec eux, 800 000 personnes se sont mobilisés le 17 octobre, de façon majoritairement pacifique, sont passées sous silence. Notre prochain sujet est donc de réussir notre mobilisation du 5 novembre », indique son secrétaire confédéral.

Dimanche, la FSU a, quant à elle, considéré que les manifestations du 17 octobre témoignaient de l’extension de la colère de la jeunesse à une contestation sociale plus large.

Pour rappel, le samedi 17 octobre, une mobilisation nationale contre la « vie chère » a rassemblé quelque 800 000 personnes en France, selon les chiffres cités. La hausse des prix des carburants et de l’énergie, l’érosion du pouvoir d’achat et la dégradation des services publics figuraient parmi les principales préoccupations des manifestants. La journée a été marquée par une convergence de luttes réunissant anciens Gilets jaunes, lycéens mobilisés depuis fin septembre, syndicats, notamment la CGT, étudiants, retraités et militants de divers mouvements.

Les manifestations du 17 octobre ont été marquées par une répression policière violente. En multipliant les mesures restrictives et les interventions policières, les autorités cherchent à étouffer la contestation. Mais cette stratégie répressive ne parvient pas à enrayer la mobilisation, tandis que les appels à intensifier le mouvement se multiplient.

La coordination des Gilets jaunes a, par ailleurs, annoncé un « acte II » des manifestations pour le samedi 24 octobre, une semaine après la mobilisation nationale du 17 octobre.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV