Les forces armées iraniennes disposent de « nouveaux plans opérationnels » qui contraindront, dans les prochains jours, les navires de guerre américains à s’éloigner davantage des côtes iraniennes, a affirmé le porte-parole de l’armée, le général de brigade Mohammad Akraminia.
« Les bâtiments militaires américains ont été contraints de se replier à plus de 500 kilomètres des côtes iraniennes », a précisé le général Akraminia, ajoutant qu’aucun navire de guerre américain n’était actuellement présent en mer d’Oman.
Évoquant les derniers développements relatifs à la présence militaire américaine dans la région, le haut responsable a souligné que les forces américaines avaient été incapables de s’approcher du détroit d’Ormuz, en raison de la supériorité informationnelle et opérationnelle des forces armées de la République islamique d’Iran. Ceci alors que le président américain, Donald Trump a prétendu que la défense anti-aérienne, l’armée de l’air et la marine iranienne, n’étaient plus opérationnelles et que les États-Unis contrôlaient le détroit d’Ormuz.
Le général Akraminia a déclaré que la situation sur le terrain contredit ces allégations. Il a cité, à titre de preuve, l’abattage de plusieurs drones américains au-dessus de l’Iran ces dernières semaines, soulignant que les systèmes de défense antiaérienne du pays demeuraient opérationnels et performants ajoutant que de nouveaux plans opérationnels seraient mis en œuvre dans les prochains jours pour les contraindre à s’éloigner davantage de la région.
Le général Akraminia a réaffirmé que des opérations de défense aérienne innovantes et interarmées avaient également été conçues et répétées afin d’optimiser la capacité opérationnelle et l’aptitude à faire face aux menaces.
Selon le porte-parole de l’armée, les capacités de défense aérienne de l’Iran ont connu des évolutions substantielles tant par rapport à la période précédant la guerre d’agression américano-israélienne qu’au regard du conflit lui-même.
« Aujourd’hui, nous avons considérablement renforcé les capacités de défense aérienne du pays, tant en matière d’équipements que de tactiques opérationnelles », a-t-il ajouté.
Il a en outre souligné qu’une proportion « considérable » des équipements de défense aérienne endommagés au cours du conflit imposé par les États-Unis et Israël avait été réparée et remise en service, tandis que de nouveaux systèmes avaient été intégrés, élargissant ainsi la couverture de la défense aérienne.
« Globalement, ces mesures — incluant la réparation du matériel endommagé, l’intégration de nouveaux équipements, la conception d’opérations innovantes et la mise en œuvre de plans opérationnels — ont nettement accru les capacités de défense aérienne de la République islamique d’Iran par rapport au passé », a souligné Akraminia.
Le porte-parole a également insisté sur l’importance de renforcer la coopération entre les pays de la région dans la perspective d’assurer la sécurité collective, affirmant qu’ils devaient œuvrer de concert et mettre en place un mécanisme conjoint pour faciliter le retrait des forces américaines de la zone.
« Nous sommes convaincus qu’une paix, un calme et une stabilité durables ne sont accessibles qu’après le retrait des États-Unis de la région », a-t-il déclaré.
L’insécurité régionale et l’instabilité des économies sont dues aux agissements des États-Unis, a affirmé le haut responsable notant que Washington a contraint de nombreux navires à emprunter un itinéraire illégal et dangereux au sud du détroit d’Ormuz. Certains navires ayant emprunté ce trajet ont subi des dommages, a-t-il précisé, exhortant les armateurs à revenir sur la voie désignée par l’Iran et à coordonner leur passage avec les forces armées du pays.
Pour rappel, les États-Unis et le régime israélien ont conjointement lancé une offensive non provoquée contre l’Iran le 28 février, prenant pour cibles de hauts responsables iraniens ainsi qu’une école primaire à Minab, dans le sud du pays, tuant 168 enfants, enseignants et parents.
Les forces armées iraniennes ont mené de puissantes frappes de représailles contre les installations et intérêts américains et israéliens dans la région, infligeant de lourds revers à la coalition agressive. La guerre a pris fin au bout de 40 jours par un cessez-le-feu, à la mi-juin par la signature du mémorandum d’Islamabad par les présidents iranien et américain.
La guerre a infligé des pertes considérables aux agresseurs, qui n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs déclarés de soumettre l’Iran en démantelant ses capacités de défense.
L’Iran maintient un contrôle total sur le détroit d’Ormuz depuis les premiers jours de cette seconde guerre imposée.