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Cisjordanie : la réouverture de la route 463 aux colons menace d’isoler Ramallah

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des soldats israéliens dans la ville de Deir Ibzi, le 9 avril 2025. ©Anadolu

L’armée israélienne se prépare à rouvrir la route 463 aux colons en Cisjordanie occupée. Cette décision risque d’isoler huit villages et deux localités en fragmentant le district de Ramallah et d’el-Bireh, où vivent près de 400 000 Palestiniens.

L’armée israélienne s’apprête à rouvrir aux colons cet axe routier de dix kilomètres qui traverse le nord de Ramallah et d’el-Bireh. Cette mesure, selon plusieurs sources, menacerait d’isoler huit villages palestiniens et deux grandes localités, tout en séparant le nord et le sud du district. 

Construite au milieu des années 1990 pour relier les colonies de Beit El et de Dolev, la route 463 a été fermée après le déclenchement de la seconde Intifada. Sa réouverture s’inscrit dans le cadre d’un budget consacré aux infrastructures de 1,075 milliard de shekels (environ 355 millions de dollars) destiné aux colonies israéliennes qui sont illégales au regard du droit international. Le régime israélien souhaite accélérer le processus avant les élections du 27 octobre.

La Commission de résistance à la colonisation et au mur, affiliée à l’OLP, dénonce une « politique systématique visant à démanteler la contiguïté géographique et démographique palestinienne ». Des dizaines de milliers d’habitants seraient contraints d’emprunter une route alternative déjà saturée près du camp de Jalazone. Les villages de Surda, at -Tira, Ein Qiniya, Ras Karkar, Deir Ibzi ou Ein Arik seraient particulièrement touchés.

Jamal Juma, coordinateur de la Campagne populaire de résistance au mur et aux colonies, estime que la réouverture de la route « encerclerait complètement la partie ouest de Ramallah ». Sur X, l’Association France Palestine Solidarité a déjà alerté le 1er octobre en soulignant que « l’armée israélienne et les colons collaborent pour rouvrir la route 463 réservée aux colons et rompre la continuité territoriale ».

Munif Treish, maire d’El-Bireh, rappelle que 95 % du tracé se situe en zone B, placée sous administration civile palestinienne selon les accords d’Oslo II. Il y voit une « violation flagrante » des engagements pris avec l’OLP et une « menace existentielle » pour 250 000 Palestiniens. La municipalité promet de mobiliser tous les moyens légaux pour s’y opposer tandis que la mobilisation internationale, notamment au sein de l’UE, ne semble pour l’heure pas produire d’effets.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV