L’Autorité palestinienne (AP), qui exerce une autorité limitée sur la Cisjordanie occupée et représente les Palestiniens sur la scène internationale, a condamné la décision de la Colombie d’ouvrir une ambassade dans la partie occidentale d’Al-Qods, occupée par Israël.
Dans un communiqué publié mercredi, le ministère des Affaires étrangères de l'AP a déclaré que l'ouverture de cette ambassade s'inscrivait dans les efforts du régime israélien visant à modifier le statut juridique et historique d'al-Qods — une démarche qualifiée de « nulle et non avenue, dépourvue de tout effet juridique ».
Le communiqué souligne que cette décision constitue « une violation flagrante du droit international et des résolutions pertinentes des Nations unies, ainsi qu'une atteinte au peuple palestinien et à ses droits nationaux justes et légitimes ».
La Colombie a inauguré son ambassade à al-Qods occupée ce mercredi 14 octobre, quelques mois après qu'un nouveau gouvernement à Bogota a décidé de rétablir les relations diplomatiques avec Israël, lesquelles avaient été rompues sous une précédente administration colombienne.
Cette initiative intervient alors que le régime israélien cherche à faire adopter une loi permettant l'annexion de la partie d'al-Qods connue sous le nom de Qods-Est.
L'Autorité palestinienne revendique Qods-Est comme capitale d'un futur État palestinien. De son côté, le régime israélien, qui occupe ce territoire depuis 1967, revendique l'ensemble de la ville d'al-Qods comme capitale de son entité occupante.
Selon le ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, l'ouverture de cette ambassade renforce les « politiques coloniales » d'Israël et ses tentatives « d'imposer des réalités illégales sur le terrain ». Le ministère a ajouté que cette mesure « sape le consensus international sur le statut juridique de la ville et porte atteinte aux droits inaliénables du peuple palestinien ».
L'Autorité palestinienne a appelé la Colombie à revenir sur cette décision « afin de préserver les perspectives d'une paix juste et globale » en Palestine, tout en exhortant Bogota à se conformer au droit international et à respecter les résolutions pertinentes des Nations unies.