Le détroit d’Ormuz fait partie intégrante du territoire iranien conférant à la République islamique d’Iran le droit juridique d’exercer un contrôle total sur le transit dans cette voie maritime du golfe Persique, a réaffirmé le général de division Yahya Rahim Safavai, haut conseiller militaire du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei.
« Notre souveraineté et notre gestion de cette zone maritime ne relèvent pas d’une revendication politique, mais d’un droit juridique et géographique incontestable », a déclaré le général Rahim Safavi lors d’une réunion tenue ce lundi 12 octobre à Téhéran.
Le haut conseiller du Leader a jugé justifiées, les restrictions imposées dans le détroit d’Ormuz. Celles-ci sont en vigueur depuis les premiers jours de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, déclenchée le 28 février.
« L’Iran ne cherche pas à attiser les tensions, mais reste déterminé à exercer pleinement sa souveraineté. Lorsque cette voie maritime devient un corridor de transit pour des équipements militaires qui menacent directement la sécurité nationale iranienne, le contrôle et la restriction du trafic deviennent alors, non seulement un droit, mais aussi un devoir stratégique de nos forces armées », a-t-il précisé.
Il a en outre écarté l’hypothèse d’un déclin de l’importance du détroit d’Ormuz à la suite de la construction d’oléoducs ou de la mise en place d’itinéraires alternatifs. Le détroit d’Ormuz constitue, explique-t-il, un goulet d’étranglement stratégique dans le réseau énergétique mondial. Malgré toutes les tentatives visant à créer des voies de transit parallèles, la dépendance du monde à l’égard de cette voie reste structurelle, a-t-il ajouté.
« Notre principale stratégie consiste à gérer intelligemment le détroit d’Ormuz face au blocus naval imposé par les États-Unis à notre pays et à notre peuple », a-t-il fait savoir, avant de souligner que le contrôle de cette voie maritime sera maintenu jusqu’à ce que les États-Unis lèvent leur blocus contre l’Iran.
À noter que le détroit d’Ormuz assure le transit d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, ainsi que d’un tiers de la demande mondiale en engrais.
Les forces armées iraniennes empêchent les navires et les pétroliers de transiter par le détroit, à moins qu’ils n’aient reçu l’autorisation de l’autorité qui en assure le contrôle.
La République islamique d’Iran affirme être prête à lever ces restrictions dans le cadre d’un accord avec les États-Unis sur le dégel des fonds iraniens et la levée des sanctions américaines.