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Les forces israéliennes ont démoli plus de 11 000 maisons en Cisjordanie en trois ans, selon une ONG

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Vue des dégâts importants causés à la maison du prisonnier palestinien Kadri Semara et aux bâtiments environnants après sa démolition par les forces israéliennes, le 7 octobre 2026, dans la ville de Bede, au nord-ouest d’al-Qods, en Cisjordanie. ©Anadolu

Un groupe de défense des droits des Palestiniens indique que l’armée israélienne a démoli au moins 11 620 logements et autres structures appartenant à des Palestiniens en Cisjordanie occupée et à al-Qods-Est, entre le début de la guerre menée contre la bande de Gaza, début octobre 2023, et le 7 octobre 2026.

Le Centre palestinien d’information (Moata) a précisé, dans un rapport publié dimanche, que ces opérations de démolition avaient visé 2 143 habitations ainsi que 9 477 autres structures et installations. 

Ces chiffres sont publiés alors que les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans les territoires palestiniens occupés, provoquant d’importantes destructions, notamment dans les camps de réfugiés situés dans le nord de la Cisjordanie.

Selon un rapport publié le 4 septembre par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, les forces israéliennes ont contraint des habitants des camps de réfugiés de Jénine, de Tulkarem et de Nour Chams à quitter leurs domiciles en janvier et février 2025.

Les restrictions empêchant leur retour étaient toujours en vigueur à la date du rapport.

Le document de l’ONU souligne que des centaines de bâtiments résidentiels ont été démolis et que les réseaux de transport ainsi que les infrastructures essentielles ont subi d’importants dégâts.

Le rapport estime que le déplacement massif et systématique de plus de 33 000 Palestiniens de ces camps de réfugiés « soulève de graves préoccupations quant au crime contre l’humanité que constitue le transfert forcé de population ».

Il souligne également que les conséquences des démolitions vont au-delà de la destruction des bâtiments : elles empêchent les habitants de regagner leurs communautés et compromettent leurs perspectives d’avenir.

« Le recours aux frappes aériennes, aux bulldozers blindés et aux explosions contrôlées pour rendre des camps entiers inhabitables, contraindre leurs habitants à partir et empêcher leur retour, en l’absence d’une nécessité militaire impérieuse, n’est pas autorisé par le droit international, semble constituer une forme de punition collective et soulève des préoccupations quant à un nettoyage ethnique », a souligné le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Des habitations palestiniennes sont démolies pour permettre l’expansion des colonies israéliennes illégales au regard du droit international.

Lire plus: Cisjordanie occupée : les forces israéliennes démolissent des dizaines d’habitations à Janba, déplaçant 176 Palestiniens

Au moins 750 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie occupée, y compris à al-Qods-Est, dans 194 colonies et quelque 400 avant-postes non autorisés.

En juillet 2024, la Cour internationale de Justice (CIJ) a jugé illégale la présence continue d’Israël dans les territoires palestiniens occupés et a appelé au démantèlement des colonies et à l’évacuation des colons de Cisjordanie occupée, y compris d’al-Qods-Est.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV