Ce samedi 10 octobre devant l’ambassade de France à Téhéran, des Iraniens se sont rassemblés pour protester contre la répression policière, après plusieurs semaines de mobilisations lycéennes à travers la France.
Les manifestants ont scandé des slogans et brandi des pancartes portant notamment les inscriptions suivantes, en français : « France, berceau des droits de l’homme ou berceau de la répression ? » et « Monsieur Macron, au pays des droits de l’homme, utilise-t-on des gaz lacrymogènes contre des lycéens de 15 ans ? »
Cette mobilisation intervient dans un contexte de contestation croissante des méthodes de la police française face aux manifestations lycéennes. Depuis la fin du mois de septembre, des dizaines de milliers d’élèves ont manifesté à travers le pays, notamment en bloquant les entrées de leurs établissements. Ces actions ont été suivies d’interventions des forces antiémeutes, avec notamment le recours aux gaz lacrymogènes contre de jeunes manifestants, dont certains âgés de seulement 15 ans, ainsi que de violents affrontements.
Parmi les incidents les plus graves, un adolescent de 15 ans a perdu une main après l’explosion d’une grenade policière à Lens, un lycéen de 14 ans a subi une double fracture de la mâchoire après avoir été touché au visage par un tir de grenade lacrymogène à bout portant à Saint-Ouen-l’Aumône, et un adolescent de 16 ans a perdu la vue d’un œil à Tours, une blessure qui pourrait avoir été causée par un tir de lanceur de balles de défense (LBD). Ces faits ont donné lieu à plusieurs enquêtes judiciaires confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).