La Cour pénale internationale (CPI) a fermement condamné vendredi les sanctions américaines à son encontre, les qualifiant de tentative d’entrave à la justice et réaffirmant sa détermination à poursuivre ses travaux en toute indépendance.
« Cette mesure vise une institution judiciaire indépendante, créée par un traité et chargée par 125 États parties d’enquêter sur le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression, ainsi que d’en poursuivre les auteurs », a déclaré la Cour dans un communiqué.
La CPI a qualifié ces sanctions d’« attaque contre l’État de droit » et contre les fondements de l’ordre juridique international.
Elle a estimé que ces mesures visaient à entraver son fonctionnement et à intimider son personnel ainsi que les personnes coopérant avec la Cour.
« La Cour continuera à remplir pleinement son mandat, en toute indépendance et impartialité, en se fondant exclusivement sur le droit et les éléments de preuve, au service des innombrables victimes de crimes graves », a déclaré la présidente de la CPI, Tomoko Akane.
La Cour a indiqué que ces sanctions s’inscrivaient dans le prolongement de mesures américaines visant 13 juges et procureurs indépendants, affirmant qu’elles ne la dissuaderaient pas de remplir son mandat.
La CPI a appelé ses États membres à prendre des mesures concrètes pour lui garantir les ressources nécessaires à la poursuite de ses travaux.
« Il ne s’agit pas seulement de défendre une institution, mais de préserver l’ordre international fondé sur la primauté du droit », souligne le communiqué.
La Cour a également déclaré que « personne ne devrait être puni pour avoir servi la cause de la justice ».
Elle a ajouté que les générations futures et les victimes d’atrocités de masse jugeraient la réaction de la communauté internationale à ces sanctions.
Ce communiqué fait suite à l’annonce par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, de sanctions visant la Cour.
Il a également souligné le rôle de la CPI dans la lutte contre l’impunité et la poursuite des auteurs des crimes internationaux les plus graves.
« En tant que juridiction de dernier recours, la CPI joue un rôle important dans la lutte contre l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves », lit-on dans le communiqué.
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Marco Rubio a annoncé les sanctions contre la CPI, déclarant : « Le président Trump ne permettra jamais à la Cour pénale internationale de poursuivre des Américains. C’est pourquoi les États-Unis sanctionnent aujourd’hui la Cour. »
Il a également menacé de « mettre fin à la CPI » si celle-ci ne cessait pas ce qu’il a qualifié de « menaces ».