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Mobilisation en France : un policier frappe un manifestant à la tête d’un coup de genou

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Un policier français lance une cartouche de gaz lacrymogène lors d'une manifestation de lycéens sur la place de la Bastille, à Paris, le 8 octobre 2026. ©AFP

Lors de la manifestation lycéenne organisée jeudi 8 octobre place de la Bastille, à Paris, un jeune homme de 18 ans a été violemment frappé par un policier. Une enquête a été ouverte.

Un jeune homme de 18 ans a été violemment interpellé par un policier lors d’une manifestation lycéenne organisée jeudi 8 octobre sur la place de la Bastille, à Paris. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un policier lui asséner un coup direct en pleine tête alors qu’il est maintenu au sol.

Des images montrent ensuite les policiers menotter le jeune homme, puis le relever. Son visage est en sang, tout comme la capuche de son sweat-shirt qu’il portait sur la tête au moment de son interpellation.

Réagissant auprès de l’AFP, l’avocat du manifestant, a qualifié les images d’« inouïes ». Il estime qu’elles montrent un geste « sans nécessité » et « délibéré ».

Depuis le lancement de la mobilisation lycéenne, le 21 septembre, plusieurs cas de violences policières ont été signalés. Parmi les faits rapportés figurent des tirs de grenades lacrymogènes ayant provoqué de graves blessures au visage, des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) à l’origine de lésions oculaires, ainsi que des coups portés à des élèves lors d’interventions policières.

Un adolescent a par ailleurs perdu une main dans l’explosion d’une grenade, selon les informations communiquées sur les incidents liés au mouvement.

Selon les informations du ministère de la Justice, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont 86 % de mineurs, depuis le début du mouvement. Le ministère de l’Intérieur a annoncé que 24 enquêtes ont été ouvertes par l’inspection générale de la police nationale (IGPN).

Dans plusieurs villes de France, les lycéens poursuivent leur mobilisation pour dénoncer la dégradation de leurs conditions d’enseignement. Ils réclament notamment davantage de moyens pour assurer le remplacement des enseignants absents et rénover les établissements scolaires les plus dégradés, dont certains sont décrits comme délabrés. L'intersyndicale étudiante et professionnelle a appelé jeudi à une nouvelle journée de mobilisation et de grève, prévue mardi 13 octobre.

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV