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France : malgré l’annonce par le gouvernement d’un plan d’urgence, les syndicats maintiennent leur appel à manifester le 13 octobre

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le blocus du lycée Racine, dans le 8e arrondissement de Paris, le 8 octobre 2026. ©LP

Alors que plus de 71 000 personnes ont manifesté en France jeudi 8 octobre, selon le ministère de l’Intérieur, les organisations syndicales ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation le mardi 13 octobre.

Au soir de l’« acte IV » des lycéens, jeudi, le ministre de l'Éducation Edouard Geffray a annoncé l’arrivée imminente de 3 000 professeurs remplaçants dans les lycées où la situation est la plus critique. 

Il annonce un « plan d’urgence » pour remplacer les professeurs absents, ainsi que le déblocage de moyens budgétaires destinés à l’embauche de contractuels. Les syndicats dénoncent un « bricolage ».

Les syndicats et les lycéens continuent de réclamer davantage de moyens pour l’éducation

L’intersyndicale étudiante et professionnelle entend poursuivre le mouvement. « Tant qu’on n’aura pas 10 milliards sur la table, on continuera à se mobiliser », a déclaré Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante.

Dans l’après-midi de jeudi, les trois principales organisations lycéennes ont rencontré Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

À l’issue de cette rencontre, les représentants des lycéens se sont montrés mitigés quant aux réponses apportées à leurs revendications.

La CGT se dit encore de nouveau présente dans la lutte aux côtés des jeunes

Ce jeudi 8 octobre a vu se poursuivre la mobilisation des lycéen·nes et étudiant·es avec une montée en puissance dans les universités, impactées à 90%, 2000 lycées concernés par la mobilisation et plus de 130 000 manifestant·es recensés à 17h dans plus de 150 manifestations et rassemblements sur l’ensemble du territoire, peut-on lire sur le site web cgtetat.fr. 

Des sites universitaires inhabituellement mobilisés l’étaient jeudi, à l’image d’Assas et de l’Institut catholique de Paris, démontrant les capacités d’élargissement du mouvement.

Deux nouvelles mobilisations viennent illustrer la détermination des salarié·es à ne plus subir la dégradation de leurs conditions de travail, le recul de leur pouvoir d’achat et les politiques d’austérité. Dans la petite enfance comme chez TotalEnergies, les travailleuses et les travailleurs se mobilisent, avec leurs revendications propres et une même exigence : vivre dignement de leur travail et obtenir une autre répartition des richesses !

Les images des manifestations diffusées par les médias sont frappantes

Les images des manifestations, un peu partout en France, sont restées frappantes, en particulier à Paris, où plusieurs dizaines de milliers de personnes rassemblées place de la Bastille ont été évacuées par les forces de l'ordre vers 19H20 avec usage de gaz lacrymogène.

Les slogans « Plus de masters, moins de poulets » ou encore « 35°C dans les classes, mais le problème c'est le portable » se sont fait entendre, tandis qu'une grande banderole « GenZ en colère » a été brandie par des jeunes juchés sur la colonne de juillet au centre de la place.

Sur X, Jean-Luc Mélenchon n'a pas manqué de saluer la « démonstration puissante de la jeunesse »: « la Bastille est reprise », a-t-il écrit.

Les manifestations de jeudi s’inscrivaient dans le prolongement d’un mouvement étudiant lancé le 17 septembre en banlieue parisienne, qui s’est progressivement élargi pour dénoncer la surcharge des classes, le manque d’enseignants et la vétusté des infrastructures scolaires. Depuis le début du mouvement, la police française a procédé à plus de 6 600 arrestations.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV