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Détroit d’Ormuz : le nombre de navires traversant la voie stratégique reste en forte baisse

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Vue aérienne de navires ancrés au large de Khasab, dans le gouvernorat de Musandam (Oman), près du détroit d'Ormuz, le 2 octobre 2026. ©AFP

De nouvelles données sur le transport maritime montrent que le nombre de navires traversant le détroit d’Ormuz est tombé à son niveau le plus bas depuis plus de deux mois.

Les données de la société d’analyse Kpler indiquent que, jeudi 8 octobre, seuls sept navires transportant des matières premières, soit le nombre le plus faible enregistré depuis le 23 juillet, ont emprunté cette voie navigable stratégique, laquelle demeure sous le contrôle étroit de la République islamique d’Iran depuis le début de l’offensive militaire illégale américano-israélienne contre le pays.

Dans une note, les analystes de Kpler Emmanuel Belostrino et Yui Torikata ont indiqué que « le volume de pétrole brut transitant par le détroit a chuté de 27 % par rapport au pic atteint en temps de guerre la semaine précédente, pour s’établir à au moins 10,1 millions de barils par jour ».

« Ce niveau correspond à la moyenne de septembre, mais représente 74 % du volume observé avant la guerre », ont-ils précisé.

Le trafic maritime a légèrement augmenté hier mercredi 7 octobre, avec dix navires recensés dans le détroit, mais demeure très inférieur au niveau quotidien de plus de 20 navires enregistré dimanche et lundi, selon les mêmes données.

Reuters rapporte que les attaques visant les pétroliers en infraction, qui tentent de franchir illégalement le détroit d’Ormuz, ont atteint un niveau hebdomadaire record depuis le début de la guerre contre l’Iran.

L’Iran a restreint le transit par le détroit d’Ormuz en réponse à l’agression criminelle américano-israélienne déclenchée le 28 février.

Le 17 juin, Téhéran et Washington ont signé le mémorandum d’entente d’Islamabad sous l’égide du Pakistan, dont l’article 5 a confié exclusivement à l’Iran la responsabilité de la réouverture et de la gestion du détroit.

Washington a néanmoins tenté de remettre en cause la souveraineté iranienne sur ce point de passage essentiel aux approvisionnements énergétiques mondiaux, avant de reprendre ses frappes aériennes contre l’Iran et d’imposer un blocus naval, en violation du mémorandum destiné à mettre fin aux hostilités.

Ces mesures illégales prises par les États-Unis ont conduit l’Iran à déclarer le détroit d’Ormuz fermé à toute circulation, provoquant une flambée des prix du pétrole et du gaz ainsi que des craintes de pénurie mondiale.

Dans le but de contrôler les prix du carburant, le président américain Donald Trump a prétendu à maintes reprises que le détroit était ouvert et que le pétrole brut y transitait.

« Le marché pétrolier réagit à la réalité, pas à la rhétorique américaine. »

S’exprimant mercredi, le commandant adjoint aux affaires politiques de la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a qualifié de mensonges les prétentions de Trump concernant le détroit d’Ormuz.

« Les Américains prétendent faire transiter du pétrole et des navires par le détroit d’Ormuz. Mais si tel est réellement le cas, pourquoi les marchés pétroliers ne réagissent-ils pas en conséquence ? Le marché comprend ce qui se passe réellement et sait faire la distinction entre la rhétorique [américaine] et la réalité », a déclaré Ali Mohammadi dans la ville de Qom.

Il a également souligné qu’il est impossible pour un navire d’opérer dans le golfe Persique, le détroit d’Ormuz ou la mer d’Oman sans être détecté par les forces du CGRI.

« Trump semble croire que les prix du pétrole chuteront brutalement, telle une fusée, une fois la guerre terminée. Toutefois, il devrait comprendre que la décision quant à la fin de cette guerre appartient à la nation iranienne ; et ce qui pourrait s’effondrer tout aussi rapidement, c’est son administration et sa stature politique », a-t-il ajouté.

Le commandant a par ailleurs souligné que l’histoire avait démontré que la nation iranienne ne céderait pas face à l’agression ou à la pression.

Il a également indiqué que les États-Unis doivent choisir entre respecter les intérêts de l’Iran et accepter les conséquences de leur présence militaire dans la région.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV