La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens a déclaré vendredi espérer que le peuple italien s’opposerait au nouveau projet de loi sur l’antisémitisme, actuellement très contesté en Italie.
« Pourquoi diable la culture israélienne devrait-elle être enseignée en Italie ?? » a écrit Francesca Albanese sur le réseau social américain X, faisant référence au projet de loi sur l’antisémitisme actuellement examiné par le Parlement.
Elle a déclaré que ce texte s’inscrivait dans le cadre de « l’israélisation de la société que les élites au pouvoir (ainsi qu’une partie de celles de l’opposition) préconisent ».
« J’espère que le peuple italien s’opposera à cette honte annoncée. L’Histoire, c’est nous », a ajouté Albanese.
Le projet de loi, connu sous le nom de DDL 1004, a été présenté par la Ligue, parti d’extrême droite, membre minoritaire de la coalition gouvernementale de droite dirigée par la Première ministre Giorgia Meloni.
Mme Albanese a déclaré que ce projet de loi « empêcherait les gens de dire qu'"Israël" est un État raciste pratiquant le crime d'apartheid — un apartheid institutionnel ayant évolué vers un génocide ».
Elle a ajouté que ceci « assimilerait les condamnations des Nations Unies et d'autres instances à de l'antisémitisme, et placerait l'Italie à l'avant-garde de la censure pro-israélienne ».
Des centaines de personnes ont manifesté jeudi à Milan contre le projet de loi, brandissant notamment des pancartes telles que « Non au projet de loi sur l’antisémitisme », « Critiquer Israël n’est pas de l’antisémitisme » et « Manifester est un droit », tout en scandant « Palestine libre ».