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En France, l’inflation atteint en septembre un niveau inédit depuis février 2024

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Les tarifs à la pompe, dans le Douaisis, le 15 septembre 2026. • © France Télévisions

L’inflation sur un an a atteint 3 % en septembre, son niveau le plus élevé depuis février 2024, notamment sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie, selon une estimation provisoire publiée mercredi par l’INSEE. Cette hausse a, en revanche, plombé la consommation des ménages français, qui a reculé de 0,5 % en août.

Alors que le gouvernement Lecornu s’affaire à préparer le budget pour 2027, de nouveaux indicateurs économiques sont venus assombrir le tableau pour les ménages français.

D’après une estimation provisoire publiée le 30 septembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), les prix à la consommation ont augmenté de 3 % sur un an en septembre, contre 2,4 % en août.

Cette nouvelle accélération de l’inflation s’explique, selon l’INSEE, par la hausse des prix de l’énergie, qui ont progressé de 21,2 % en septembre, contre 16,7 % en août, mais également par celle des produits frais, dont les prix ont augmenté de 9,9 %, contre 5,9 % en août. L’ensemble des produits alimentaires, qui comprend les produits frais, voit ses prix progresser de 1,5 %, après une hausse de 1,1 % en août.

Autre catégorie dont les prix ont augmenté : le tabac, en hausse de 3,3 % sur un an en septembre, comme en août. Les services ne sont pas davantage épargnés, avec une progression de 2,2 % en septembre, contre 1,9 % en août.

Face à cette poussée inflationniste, la consommation des ménages a reculé de 0,5 % en août, après avoir progressé de 0,4 % en juillet. Cette baisse « est portée par le repli des dépenses en carburants dans un contexte de nouvelles hausses des prix », a souligné l’INSEE.

Toujours selon l’institut statistique, la consommation d’énergie a ainsi reculé de 2,3 % en août, après avoir progressé de 0,9 % en juillet.

A lire: Économie : la France manque de marges de manœuvre pour résister à la crise

Les dépenses en biens d’équipement du logement ont également diminué de 0,3 % en août, après avoir déjà baissé de 2,7 % le mois précédent.

Cette baisse de la consommation intervient alors que le pouvoir d’achat des ménages français continue de se dégrader, avec des conséquences de plus en plus visibles sur le niveau de vie des familles.

Pouvoir d’achat : les familles ont perdu 1 200 euros en moyenne depuis 2024

La France traverse une période particulièrement difficile en ce qui concerne le pouvoir d’achat. Depuis 2024, les familles ont perdu en moyenne 1 200 euros en valeur réelle. Le recul s’est poursuivi en 2025 et en 2026, un phénomène rare depuis 1960.

Le pouvoir d’achat des ménages français s’érode de manière exceptionnelle, avec une perte moyenne de 1 200 euros pour une famille composée de deux adultes et deux enfants depuis 2024, selon les calculs de l’Institut français d’économie.

En 2025, le pouvoir d’achat par unité de consommation a reculé de 0,7 %. Les neuf premiers mois de 2026 laissent entrevoir une nouvelle baisse du même ordre.

Le chômage remonte à 8,3 %, les marges budgétaires de l’État se réduisent et les revenus patrimoniaux fléchissent à leur tour.

La petite classe moyenne, autour du salaire médian de 2 200 euros nets, est la plus touchée. Les professions intermédiaires, les enseignants et les cadres techniques ont vu leurs salaires réels reculer de 3 à 7 %. Les Français épargnent davantage et se tournent vers les marques de distributeur, réduisant parfois même leurs dépenses alimentaires.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV