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Téhéran exhorte l'ONU à mener une enquête sur la complicité des États européens dans l'agression américano-israélienne

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L'ambassadeur et représentant permanent adjoint de l'Iran auprès de l'ONU, Gholam-Hossein Darzi.

Un haut diplomate iranien a appelé l’Organisation des Nations unies à mener une enquête sur la complicité des pays européens dans les crimes de guerre commis par les États-Unis et Israël lors de leur guerre d’agression contre la République islamique d’Iran.

L’ambassadeur iranien et représentant permanent adjoint auprès de l’ONU, Gholam-Hossein Darzi, a tenu ces propos dans une lettre adressée samedi 26 septembre au secrétaire général de l’ONU et au président du Conseil de sécurité, trois jours après que le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a reconnu qu’environ 5 000 sorties aériennes avaient été effectuées depuis des bases européennes en soutien à l’offensive militaire contre l’Iran.

Les remarques de Darzi visaient à attirer l’attention de l’ONU sur l’aveu « profondément troublant et lourd de conséquences » de Rutte concernant l’utilisation intensive des bases militaires européennes au cours de la guerre contre l’Iran.

Il a ajouté que cette déclaration ne constituait pas une révélation mineure ou fortuite, mais un aveu public du secrétaire général de l’OTAN quant à l’utilisation de ses infrastructures en Europe afin de faciliter des actes d’agression contre l’Iran.

Les déclarations du secrétaire général de l’OTAN ont clairement prouvé la responsabilité internationale des États membres de l’OTAN et la responsabilité pénale individuelle des responsables européens impliqués dans la planification, la préparation, la facilitation ou l’exécution d’actes constitutifs d’agression et de crimes de guerre commis par les États‑Unis et le régime israélien contre la République islamique d’Iran.

« Cela est particulièrement significatif, étant donné que de nombreuses preuves attestent déjà de la complicité de certains États européens dans les actes d’agression menés contre la République islamique d’Iran en 2025 », a-t-il martelé.

Il a ajouté :  « Les propos de Mark Rutte méritent l’attention immédiate et sérieuse du Conseil de sécurité de l’ONU, si celui-ci décide finalement d’exercer sa responsabilité en matière de paix et de sécurité. »

Les États-Unis et le régime israélien ont mené leur première guerre contre l’Iran, qui a duré douze jours, en juin 2025. Leur deuxième agression a commencé le 28 février 2026 et s’est arrêtée début avril après une quarantaine de jours.

Dans les deux guerres, la résistance de l’Iran et ses opérations de représailles couronnées de succès ont contraint les agresseurs à proposer unilatéralement le cessez-le-feu.

L’envoyé iranien a déclaré que plus de 3 600 personnes avaient été tuées au cours des 40 jours d’agression américano-israélienne, marqués par la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran et des attaques contre des civils et des infrastructures non militaires au mépris des principes du droit international humanitaire.

Il a également noté que certains États européens ont sciemment facilité les actes illégaux commis contre l’Iran en mettant leur territoire, leur espace aérien, leurs installations militaires et d’autres capacités logistiques et opérationnelles à la disposition des agresseurs.

Il a déclaré : « Un tel comportement constitue en soi une violation de la Charte des Nations unies. De plus, de tels actes constituent une participation et une assistance à un acte d’agression dans le cadre de la résolution 3314 (XXIX) de l’Assemblée générale, intitulée “Définition de l’agression” », a-t-il déclaré.

Il a souligné que, par conséquent, les États concernés devraient porter leur responsabilité internationale pour ces actes illicites, tant par leur participation à des actes d’agression que par l’assistance qu’ils y apportaient.

Ils restaient tenus, a-t-il indiqué, de réparer l’intégralité des préjudices, matériels comme moraux, subis par la République islamique d’Iran, ses citoyens et ses infrastructures civiles et publiques à cause de ces actes illicites

Par ailleurs, Darzi a souligné que le Conseil de sécurité de l’ONU ne pouvait rester silencieux, exhortant les États membres à traiter cet aveu « avec le sérieux qu’il mérite » et à rejeter toute tentative de normaliser la participation d’États tiers à des actes d’agression.

Il a en outre appelé les Nations Unies à prendre des mesures concrètes afin de garantir que le chef de l’OTAN, ainsi que les responsables européens, soient tenus responsables de leurs actes internationalement illicites contre la République islamique d’Iran.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV