Le commandant adjoint chargé des affaires politiques de la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a averti que l’Iran ciblerait les navires américains dans l’ensemble de l’océan Indien si les États-Unis déclenchaient une nouvelle guerre contre le pays.
« Si une autre guerre éclate, nous attaquerons et frapperons sans aucun doute leurs navires et leurs destroyers, même dans l’océan Indien », a déclaré Ali Mohammadi samedi 26 septembre à Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays.
Ces remarques interviennent après que le président américain Donald Trump a rejeté une proposition iranienne de sept jours visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, lequel demeure sous le contrôle strict de la République islamique d’Iran depuis le début de l'agression illégale menée par les États-Unis et Israël contre le pays.
Trump a également prétendu que les États-Unis exerçaient un « contrôle total » sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la demande mondiale de pétrole.
M. Mohammadi a indiqué que les navires présents dans le golfe Persique, le détroit d’Ormuz et la mer d’Oman étaient sous la surveillance de la marine du CGRI, ajoutant que les allégations faisant état du passage de pétroliers par le détroit ne correspondaient pas à la réalité.
Il s’est également moqué de Trump, déclarant : « Si les États-Unis prétendent contrôler le détroit d’Ormuz, qu’ils y envoient l’un de leurs navires de guerre. »
« Si Trump considère le détroit d’Ormuz comme étant le sien, pourquoi ses navires de guerre ne sont-ils pas présents ici ? », a-t-il demandé, en réaction à une publication du président américain montrant une carte sur laquelle le détroit d’Ormuz avait été rebaptisé « détroit de Trump ».
Par ailleurs, le commandant iranien a souligné la détermination des forces armées à défendre les intérêts de l’Iran, affirmant qu’elles s’étaient préparées à faire face à toute éventuelle menace en adoptant de nouvelles tactiques, de nouveaux équipements et des stratégies opérationnelles adaptées.
Il a également souligné que l’évolution de la situation en Asie de l’Ouest conduirait à une réduction de la présence militaire des puissances étrangères, permettant ainsi de réaliser l’objectif d’un golfe Persique libéré de toute puissance hégémonique.
L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz en réponse à l’agression américano-israélienne, qui a débuté le 28 février contre le pays.
Le 17 juin, Téhéran et Washington ont signé un mémorandum d’entente sous médiation pakistanaise, dont l’article 5 confie à l’Iran la responsabilité de la réouverture et de la gestion du détroit.
Cependant, Washington a tenté de saper la souveraineté de l’Iran en reprenant ses frappes aériennes contre le pays, tout en imposant un blocus naval en violation du mémorandum signé, ce qui a incité la République islamique d’Iran à fermer à nouveau le détroit.
Plus loin dans ses propos, Ali Mohammadi a déclaré que les États-Unis avaient de plus en plus recours à la surveillance aérienne, après que plusieurs de leurs drones avaient été abattus et que des bases et des systèmes radar dans la région avaient été visés par des frappes de représailles iraniennes.
« Les confrontations passées ont démontré que toute puissance s’étant livrée à des actes d'hostilité contre la nation iranienne en a payé le prix fort », a-t-il affirmé.