Le président iranien Massoud Pezeshkian a salué le soutien de la Chine au mémorandum d’entente d’Islamabad et a appelé les États-Unis à honorer leurs engagements dans le cadre de cet accord.
« J’apprécie le soutien réfléchi et responsable du président Xi Jinping en faveur d’un retour au mémorandum d’entente d’Islamabad et du règlement des différends par le dialogue et la diplomatie », a écrit M. Pezeshkian dans une publication sur X vendredi 25 septembre.
« L’Iran partage cette approche et souligne l’importance de revenir à cet accord, de respecter les engagements déjà pris et de créer les conditions nécessaires à la poursuite de négociations sérieuses, substantielles et axées sur les résultats », a-t-il ajouté.
M. Pezeshkian a également souligné l’importance que Téhéran et Pékin accordent tous deux à la souveraineté nationale, à la désescalade ainsi qu’à la paix et à la stabilité régionales.
Lors de sa réunion avec le président américain Donald Trump, jeudi 24 septembre, le président chinois Xi Jinping a appelé Washington à respecter l’accord conclu en juin avec l’Iran et à revenir à la voie diplomatique définie par ce mémorandum.
Pékin avait déjà appelé au rétablissement du mémorandum d’Islamabad plus tôt ce mois-ci ; le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi avait déclaré à son homologue iranien Abbas Araghchi, le 16 septembre, que Pékin encourageait les deux parties à revenir au mémorandum d’entente et à reprendre les négociations sur la base des accords déjà conclus.
Parallèlement, Téhéran a présenté une proposition diplomatique concrète à Washington : le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a annoncé vendredi que l’Iran avait transmis, par l’intermédiaire du Qatar, un plan sur sept jours pour mettre fin à la guerre sur tous les fronts — y compris au Liban — et rouvrir le détroit d’Ormuz.
« Nous avons présenté un plan aux États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs, stipulant que si certaines conditions sont remplies, le détroit sera ouvert sous sept jours », a-t-il déclaré à la presse à New York.
Le chef de la diplomatie iranienne a ajouté que la proposition entrerait en vigueur une fois que Washington en aurait accepté les conditions, précisant que l’Iran n’accepterait ni « coercition, ni menaces, ni intimidation ».
Le mémorandum d’entente entre Téhéran et Washington a été signé le 17 juin sous la médiation du Pakistan et du Qatar ; le document a établi un cadre pour mettre fin à la dernière guerre d’agression contre l’Iran, laquelle avait débuté le 28 février lorsque les États-Unis et Israël ont frappé des centaines de cibles à travers le pays, entraînant le martyre de plusieurs responsables iraniens, dont le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
En réponse, les forces armées iraniennes ont commencé à frapper des installations américaines et israéliennes dans toute la région à l’aide de salves de drones et de missiles, infligeant de lourdes pertes aux agresseurs.
À la suite de cet accord, l’Iran a rouvert le détroit d’Ormuz, qu’il avait fermé aux navires liés aux États-Unis et à leurs alliés pendant le conflit.
Peu après la signature du mémorandum d’entente, les États-Unis ont imposé un blocus illégal aux ports iraniens, poussant Téhéran à fermer de nouveau cette voie maritime stratégique.