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L'Europe faisait partie intégrante de l'infrastructure de l'agression américaine contre l'Iran (Gharibabadi)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi. (Archives)

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales a déclaré que la reconnaissance par le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, de l’utilisation de bases européennes pour lancer plus de 5 000 sorties aériennes américaines en soutien à l’agression contre l’Iran démontrait que l’Europe faisait partie intégrante de l’infrastructure de cette agression.

Dans un message publié jeudi 24 septembre sur X, Kazem Gharibabadi, a réagi aux propos de Rutte, soulignant que cette affirmation démontrait le rôle joué par l’Europe dans le soutien à la campagne illégale menée par les États-Unis contre l’Iran.

Il a également mis en garde « les gouvernements qui ont mis leur territoire à la disposition des États-Unis », affirmant qu’ils « ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités ». « Cette participation ne restera pas impunie », a-t-il averti.

Mardi, Mark Rutte a déclaré qu’entre 4 000 et 5 000 sorties d’avions américains avaient été effectuées depuis des bases européennes pendant l’opération « Fureur Épique » contre la République islamique d’Iran, le 28 février. Il a qualifié l’Europe de « plateforme de projection de puissance pour les États-Unis », estimant que sans ce soutien, Washington n’aurait pas pu mener sa guerre d’agression contre le territoire iranien.

L’Italie, la Roumanie, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont notamment été cités en lien avec l’utilisation de bases militaires, de l’espace aérien, d’avions ravitailleurs et de moyens logistiques.

D’emblée, l’Iran a qualifié l’attaque américano-israélienne d’acte d’agression non provoqué, contraire à la Charte des Nations unies et au droit international.

Téhéran a également affirmé qu’en vertu de la résolution 3314 de l’Assemblée générale des Nations unies, le fait de mettre à la disposition d’un État agresseur un territoire, des bases ou des infrastructures constitue, en soi, une participation à l’acte d’agression.

En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a lui aussi mis en garde les responsables européens contre les conséquences « graves et durables » de toute facilitation ou soutien aux crimes de guerre américains et israéliens tant à Gaza que contre l’Iran. Il a souligné que céder face à un tyran ne satisfait jamais ce dernier.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV