Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran (CSSN), le général de division Mohsen Rezaï, a dénoncé les menaces proférées par le président américain Donald Trump contre l’Iran devant l’Assemblée générale des Nations Unies, qualifiant son discours de tentative désespérée et insensée d’un « agresseur vaincu » pour justifier ses crimes de guerre devant la communauté internationale.
S’exprimant ce mercredi 23 septembre à l’antenne de la chaîne d’information de la Radiodiffusion de la République islamique d’Iran (IRIB), le général Rezaï a souligné le contraste entre les postures diplomatiques affichées par Washington aux Nations Unies et la dure réalité stratégique de l’échec de sa guerre d’agression contre l’Iran.
Cette vive condamnation intervient alors que les États-Unis tentent de profiter de la tribune de l’ONU pour rallier le soutien des pays occidentaux à leur siège économique et à leur blocus naval en cours contre l’Iran.
Prenant la parole mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU, Trump a menacé d’« anéantir » l’Iran si Téhéran n’acceptait pas un accord mettant fin à la guerre d’agression lancée conjointement par les États-Unis et Israël contre le pays il y a sept mois.
« J’ai une grande décision à prendre », a lancé Trump depuis la tribune l’Assemblée. « Un accord sera-t-il conclu avec l’Iran, qui lui permettra de se reconstruire et de devenir un pays bien plus grand qu’il ne l’a jamais été ? Ou bien vais-je anéantir la République islamique, et le faire rapidement, sans jamais lui laisser l’occasion de tuer et de détruire à nouveau des gens et des pays ? Dois-je les conduire en enfer, sans aucune chance de survie ni aucun espoir de grandeur future ou de générations futures ? ».
Y réagissant, l’état-major général des forces armées iraniennes et le quartier général central Khatam al-Anbiya, ont publié mercredi un communiqué conjoint, fustigeant les menaces de Trump, les considérant comme un signe de « désespérance stratégique » et un instrument de propagande politique intérieure.
« Les propos hostiles et les menaces répétées du président américain contre l’Iran depuis la tribune de l’ONU visent à justifier son agression », selon ledit communiqué, dans lequel les deux instances ont affirmé que les forces armées iraniennes sont prêtes à infliger aux États-Unis et à Israël des « frappes encore plus sévères, écrasantes et imprévisibles » si de nouvelles attaques sont lancées.
[À suivre…]