En France, la gauche a dénoncé la poursuite des attaques israéliennes en Palestine et au Liban, exigeant un embargo sur les armes et des poursuites contre les soldats franco-israéliens qui seraient impliqués dans des crimes de guerre.
S’exprimant mardi 22 septembre, la présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot a rappelé qu’un an s’était écoulé depuis la reconnaissance de l’État de Palestine par la France, déplorant l’absence d’un embargo sur les armes et de sanctions contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Elle a dénoncé la poursuite des bombardements dans la bande de Gaza, affirmant que trois Palestiniens, dont un enfant de 11 ans, avaient récemment été tués lors d’une attaque de chars israéliens contre une tente.
La députée française a par ailleurs accusé Israël de poursuivre un « nettoyage ethnique » en Cisjordanie occupée et une politique d’« annexion » dans le sud du Liban, où, selon elle, 1 100 tonnes d’explosifs ont été larguées.
Panot a également dénoncé l’« impunité » dont bénéficieraient des militaires israéliens et a appelé la France à identifier et poursuivre les ressortissants franco-israéliens impliqués dans les crimes de guerre commis à l’encontre des Palestiniens.
Elle a enfin appelé à un rassemblement jeudi 24 septembre devant le tribunal judiciaire de Paris en soutien à un député LFI, visé par une procédure judiciaire engagée par un soldat franco-israélien.
Cette protestation intervient alors que la France a autorisé l’avion de Benjamin Netanyahu, en route pour New York, à survoler son territoire. C’est la cinquième fois que le Premier ministre israélien survole le territoire français malgré le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza.