Les législateurs iraniens ont soumis à la direction du Parlement un projet de loi en triple urgence visant à obtenir le retrait de l’Iran du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
S’exprimant ce dimanche 20 septembre lors d’une séance publique, le député Hossein-Ali Haji Deligani a indiqué que le projet de loi avait déjà été soumis à la direction du Parlement.
Il a ajouté que la proposition est prête à être présentée en séance publique du Parlement et qu’elle attend l’approbation du président du Parlement, Mohammad Baqer Qalibaf, pour être mise en débat.
« Compte tenu de la situation actuelle et des agressions que l’ennemi a lancées contre le pays à deux reprises, la poursuite de l’adhésion au TNP ne nous apporte que des dommages », a souligné Haji Deligani.
Il a évoqué ensuite la récente décision du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU concernant le dossier iranien, et a souligné la nécessité, pour Téhéran, d’éviter d’encourir de nouveaux dommages.
« Il semble que nous devrions nous retirer du TNP afin de pouvoir gérer nous-mêmes nos affaires », a-t-il insisté.
Ces déclarations interviennent après que les États-Unis et leurs alliés européens ont fait adopter, au sein du Conseil des gouverneurs composé de 35 membres, une résolution visant à renvoyer le dossier iranien devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour non-respect présumé du régime d’inspection de l’AIEA par Téhéran. Et ce, alors que la Russie et la Chine s’opposent à toute mesure punitive contre l’Iran concernant les exigences de l’AIEA.
Selon Moscou et Pékin, l’agression américano-israélienne a rendu impossible la poursuite des inspections de routine de l’AIEA sur les sites nucléaires iraniens.
Par ailleurs, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, le général de division Mohsen Rezaï, a déclaré samedi 19 septembre que l’Iran restait attaché au maintien du caractère purement pacifique de son programme nucléaire.
Il a toutefois averti que le retrait du TNP demeurait une option envisageable en réponse aux menaces militaires et politiques des États-Unis et du régime israélien.