TV
Infos   /   A La Une   /   Iran   /   Moyen-Orient   /   Amériques   /   Europe   /   L’INFO EN CONTINU

Iran attaché au TNP, mais toujours prêt à se défendre (Rezaï)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le général de division Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranienne.

Pour le plus haut responsable iranien chargé des questions de sécurité, Téhéran demeure fidèle à sa politique consistant à ne pas militariser son programme nucléaire. Néanmoins une sortie du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) pourrait être envisagée si les pressions et menaces militaires et politiques exercées par les États-Unis et le régime israélien devaient se maintenir.

Le général de division Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranienne, a déclaré ce samedi 19 septembre que l’Iran reste attaché à un décret religieux du Leader martyr de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, qui interdit la production et l’utilisation des armes nucléaires.

« Nous restons fidèles à la fatwa (décret religieux) du Leader martyr de la Révolution islamique et n’avons pas modifié notre doctrine nucléaire. Mais nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve », a déclaré Rezaï dans une interview accordée à la chaîne d’information qatarie Al Jazeera.

Les attaques menées par les États-Unis et le régime israélien contre l’Iran au cours des derniers mois autorisent le pays à se retirer du TNP, a estimé le haut responsable. Il faisait ainsi référence à l’offensive militaire déclenchée au début de l’année 2026 contre l’Iran, laquelle s’est ensuite prolongée par une campagne de pressions tant économiques que politiques.

« Nous n’avons pas encore pris de décision à ce sujet. Cette question dépendra du comportement des États-Unis », a déclaré le général de division Rezaï.

Ces remarques interviennent après que les États-Unis et leurs alliés européens ont fait adopter par le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) une résolution, selon laquelle l’affaire de l’Iran devait être déférée au Conseil de sécurité des Nations Unies sous prétexte de non-respect du régime d’inspection de l’AIEA.

Cependant, la Russie et la Chine s’opposent à toute action contre l’Iran concernant les revendications de l’AIEA, affirmant que l’agression américano-israélienne contre le pays a rendu impossible pour l’AIEA de poursuivre ses inspections des sites nucléaires iraniens.

Ailleurs dans ses propos, le haut responsable de la sécurité iranienne a réitéré qu’il était dans l’intérêt des États-Unis d’accepter les conditions de l’Iran pour mettre fin définitivement à la guerre d’agression.

« Les évaluations et les calculs de Donald Trump concernant l’Iran se sont révélés erronés. C’est Netanyahu qui a lancé la guerre. Les menaces de Trump ne mèneront à aucun résultat », a-t-il ajouté.

Le secrétaire du conseil de sécurité, qui a longtemps servi en tant que chef des forces militaires iraniennes, a promis que si Washington voulait poursuivre son agression, l’Iran serait tout prêt à se défendre : « L’Iran est prêt pour une guerre décisive ; nous sommes conscients des faiblesses de l’armée américaine et sommes plus préparés que jamais à les affronter. »

« La République islamique d’Iran a changé de stratégie envers les États-Unis après que Washington s’est retiré du mémorandum d’entente signé en juin 2026 qui visait à mettre fin définitivement à l’agression », a-t-il fait remarquer.

Il a déclaré que l’Iran avait récemment testé un missile antinavire près d’un porte-avions américain, tout en avertissant que le pays ciblerait toutes les bases et tous les intérêts américains dans la région en cas de nouvelle attaque.

Le général de division Rezaï a informé que pour mettre fin à la guerre, l’Iran avait transmis ses trois conditions par l’intermédiaire du Qatar, à savoir la fin de la guerre sur tous les fronts, la libération des avoirs iraniens bloqués, ainsi que la levée du blocus naval. Et ce alors que Téhéran poursuit ses consultations via les médiateurs qataris et pakistanais.

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV