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Gaza : après les bombes, l'effondrement des immeubles fragilisés par les raids israéliens tuent 

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les secours extraient des décombres une victime de l'effondrement d'un immeuble à Gaza, le 16 septembre 2026.

Un immeuble fragilisé par les bombardements israéliens s’est effondré mercredi à Gaza, tuant au moins 20 personnes et ensevelissant des dizaines d’autres. Le drame met en lumière le danger quotidien auquel sont confrontés les déplacés contraints de trouver refuge dans des bâtiments endommagés par les frappes israéliennes.

À Gaza, même les ruines servent encore de refuge. Dans la nuit de mardi à mercredi, un immeuble résidentiel endommagé par des frappes israéliennes s’est effondré dans Gaza-ville, alors qu’une dizaine de familles y avaient trouvé abri.

Au moins 20 Palestiniens ont été tués, selon un bilan encore provisoire, et des dizaines d’autres étaient portés disparus, mercredi, sous les gravats. La presse faisait état de six enfants parmi les morts.

Le bâtiment était connu pour être instable. Il faisait partie de ces immeubles encore debout capables d’offrir un toit, mais trop endommagés pour être sûrs – un entre-deux devenu habitat ordinaire dans une bande de Gaza ravagée par près de trois ans de guerre. Selon les Nations Unies, environ 100 personnes, dont 50 enfants, se trouvaient à l’intérieur au moment de l’effondrement.

Mercredi, les secouristes continuaient de fouiller les décombres. Mais les sauveteurs manquent précisément des engins nécessaires pour soulever les pans de béton sous lesquels des survivants pourraient se trouver.

« Des vies peuvent encore être sauvées, et tout doit être mis en œuvre pour atteindre ceux qui sont prisonniers des décombres », a exhorté Ramiz Alakbarov, le coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour le territoire palestinien occupé. 

Habiter ce qui menace de s’écrouler

L’effondrement n’est pourtant pas un accident isolé depuis la signature du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, en octobre 2025. Il révèle plutôt l’une des conséquences durables de la guerre génocidaire israélienne. La grande majorité des immeubles de la bande ont été détruits par les bombardements israéliens, qui ont fait plus de 73 000 morts et 174 000 blessés parmi les Palestiniens.

Des dizaines de milliers de personnes vivent aujourd’hui dans environ 2 000 bâtiments endommagés par les frappes. Environ 400 seraient directement menacés d’effondrement, d’après Alessandro Mrakic, responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Gaza.

« Personne ne devrait avoir à risquer sa vie simplement pour trouver un endroit sûr où s’abriter », a souligné M. Alakbarov.

C’est pourtant le calcul auquel sont réduites de nombreuses familles : dormir sous une tente exposée aux intempéries ou s’installer entre les murs fissurés d’un immeuble bombardé.

Car près d’un an après le cessez-le-feu, aucune reconstruction d’ampleur n’a commencé dans l’enclave.

61 millions de tonnes de décombres

L’échelle de la tâche donne la mesure du piège. La guerre génocidaire israélienne a produit quelque 61 millions de tonnes de gravats et de débris, dont l’évacuation pourrait prendre sept ans, selon les Nations unies. Des images satellites analysées par l’ONU avaient établi, dès octobre 2025, qu’environ 81 % des structures de l’enclave avaient été endommagées et plus de 123 000 détruites. Le coût du relèvement et de la reconstruction a été estimé à plus de 70 milliards de dollars par l’Union européenne, l’ONU et la Banque mondiale.

Avec l’arrivée des pluies hivernales, le danger devrait encore s’accroître

Face à l’approche de l’hiver, les organisations humanitaires tentent désormais d’aider les habitants qui acceptent de quitter les immeubles les plus fragiles ou les zones susceptibles d’être inondées. Mais sans abris de remplacement, cette évacuation reste largement théorique.

Ramiz Alakbarov, le coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour le territoire palestinien occupé réclame « l’autorisation urgente » de faire entrer des engins lourds, du matériel spécialisé, de l’huile moteur et du carburant pour les opérations de recherche, ainsi que des tentes et des bâches au cours des quatre prochaines semaines.

À Gaza, l’urgence n’est donc plus seulement de reconstruire ce qui a été détruit. Elle consiste, dans l’immédiat, à empêcher ce qui tient encore debout de tuer la population.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV