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Pétrole en hausse : des taux au plus haut depuis 2007 plombent les marchés avant la Fed

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des taux au plus haut depuis 2007 plombent les marchés avant la Fed. (Illustration)

Des taux d'intérêt au plus haut depuis la crise de 2007-2008 plombaient mardi les marchés déjà sonnés par le pétrole, l'inflation et l'IA à la veille de la décision de la Fed sur ses propres taux.

« La réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale sera vraisemblablement la première, depuis juillet 2023, où les membres du FOMC (ndlr: comité fédéral) voteront pour une hausse de 25 points de base des taux directeurs » à 3.75%-4%, rappelle Mabrouk Chetouane directeur stratégie marchés internationaux pour Natixis.

« La détérioration de la situation sur le marché obligataire complique la tâche de la Fed, et en particulier celle de son nouveau président, Kevin Warsh », relève Neil Wilson, analyste pour Saxomarkets.

Sur le marché de la dette des États, les taux promettent un rendement de près de 5% à dix ans aux États-Unis, au plus haut depuis la crise des subprimes (prêts immobiliers) de 2007-2008.

En Europe, son équivalent allemand, référence sur le continent, se hissait à 3,53%, contre 3,51% lundi soir, au plus haut depuis 2009. Le taux à dix ans français grimpait lui à 4,50%, contre 4,47% la veille.

L'envolée des taux plombe les Bourses. « La charge d'intérêts augmente et, en contrepartie, la consommation et les investissements reculent. Il en résulte actuellement un environnement boursier très peu attractif, dans lequel aucun investisseur ne veut être le dernier à tenir l'allumette enflammée », résume Andreas Lipkow de CMC Markets.

Les taux montent en raison des risques d'inflation amorcée par les cours du pétrole qui ont encore grimpé mardi.

Vers 16H30 GMT, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, accélérait sa hausse (+2,53% à 108,35 dollars) tout comme le WTI américain (+4,02% à 105,47 dollars).

Les cours du pétrole augmentent en raison d'une pression sur l'offre faute d'accord en Asie de l’Ouest, où un second front s'est ouvert au-delà du blocage du détroit d'Ormuz. Le mouvement de résistance yéménite Ansarallah poursuit son offensive pour consolider son contrôle de Bab el-Mandeb, l'autre détroit stratégique de la région.

Dans ce contexte, c'est la tendance au repli qui domine sur les marchés boursiers, douchés la veille par les appels des leaders américains de l'intelligence artificielle (IA) à ralentir la course au développement de leurs modèles, au nom de la sécurité.

Les grandes Bourses européennes ont légèrement reculé, Paris étant notamment pénalisée par la chute de LVMH, tandis que Francfort et Londres ont également terminé dans le rouge malgré la bonne tenue de certaines valeurs de défense et de l’énergie. À Wall Street, les principaux indices ont davantage reculé avant la décision de la Fed, dans un contexte marqué par la hausse du pétrole et des rendements obligataires ainsi que par une forte vague de ventes dans le secteur technologique.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV