Le chef de l'organisation iranienne Bassidj a déclaré que la victoire de la République islamique d’Iran face à ses ennemis sur le champ de bataille devait s'accompagner d'une victoire dans la bataille des récits.
Hossein Taeb a tenu ces propos mardi lors d’une réunion du conseil d’orientation de l’événement international « La Vraie Promesse dans le miroir de l’art », consacré aux représentations artistiques des opérations de représailles menées par la République islamique d’Iran face à l’agression étrangère.
Ces dernières années, l'Iran a lancé plusieurs vagues de frappes de représailles concertées, décisives et réussies en réponse aux agressions américaines et israéliennes, dans le cadre de l'opération baptisée « Vraie Promesse ».
Selon ce responsable, le récit d'un événement militaire majeur doit englober aussi bien les circonstances qui l'ont précédé que ses conséquences.
« Lorsqu'on relate un incident ou un événement important, on ne peut se focaliser uniquement sur l'événement lui-même en faisant abstraction de ce qui l'a précédé et de ce qui a suivi. Si l'on veut présenter « La Vraie Promesse » comme un événement historique et militaire majeur, il est impératif de prendre également en compte les circonstances ayant conduit à son déclenchement, les conditions dans lesquelles l'opération s'est déroulée ainsi que ses retombées », a-t-il souligné.
Il a souligné que, parallèlement à l'agression étrangère ayant justifié le lancement des opérations « Vraie Promesse », l'Iran faisait également face à une guerre douce et une guerre de perception visant à manipuler l'opinion publique mondiale contre la République islamique d’Iran.
« Dans la guerre douce, on s'efforce de modifier la place qu'occupent l'amour et la haine dans la conscience collective. En d'autres termes, on incite la société à se montrer indifférente à ses propres valeurs tout en s'intéressant aux valeurs étrangères », a-t-il déclaré, ajoutant : « Par conséquent, le principal champ de bataille de la guerre douce est l'esprit et la perception de l'être humain. »
Il a précisé que l’opération « Tempête d’Al-Aqsa » — qu’il a qualifiée d’action de résistance héroïque menée en octobre 2023 — « avait démontré que, malgré tout son arsenal, le régime sioniste était vulnérable ». « En conséquence, une partie du prestige d’Israël en matière de renseignement et de capacités opérationnelles s’est effondrée à ce stade. »
Il a rappelé que les agressions massives perpétrées par le régime israélien à la suite de cette opération visaient des civils — notamment des enfants, des femmes, des malades et des familles — et a insisté sur la nécessité pour les artistes de témoigner de ces réalités.
M. Taeb a également évoqué la dernière vague d'agressions non provoquées menées par les États-Unis et le régime israélien contre l'Iran, rappelant que les agresseurs avaient déployé d'importants moyens militaires face à la République islamique d’Iran, tandis que le pays démontrait l'importance de la résilience populaire et de la cohésion sociale.
« La nation iranienne a gagné en cohésion en temps de guerre ; de nombreuses divergences se sont estompées et la population s'est unie autour de [l'impératif de] la défense du pays », a-t-il déclaré.
Le chef du Bassidj a aussi abordé la situation dans le détroit d'Ormuz. Il a rappelé comment certains pays avaient tenté de faciliter un trafic maritime illégal via cette voie navigable en assurant des escortes navales et aériennes, pour finalement se heurter à la résistance iranienne.
Le responsable iranien a évoqué le rôle de ceux qui contribuent à façonner un récit fidèle de tels événements, déclarant : « Un événement peut se produire sur le champ de bataille, mais si nous sommes incapables d’en rendre compte, l’ennemi tentera de l’interpréter à son propre avantage. »
« Par conséquent, la victoire sur le champ de bataille doit s'accompagner d'une victoire dans la bataille des récits », a-t-il affirmé.
Le chef de l'organisation Bassidj a appelé les artistes iraniens à utiliser le cinéma, le théâtre, les arts visuels, la poésie, la musique et la fiction pour présenter fidèlement les réalités de la guerre et de la résistance au public mondial.
« Aujourd’hui, les artistes doivent investir le champ de la bataille des perceptions », a déclaré Hossein Taeb, appelant à une production artistique professionnelle, fondée sur des recherches approfondies.