Les forces armées yéménites ont mené de nouvelles opérations de représailles contre Riyad, visant des sites militaires et énergétiques sensibles situés au cœur du royaume, en réponse aux frappes aériennes qui se poursuivent et au blocus prolongé imposé au peuple yéménite.
Selon un communiqué de l’armée yéménite, d’importantes salves de missiles balistiques, de roquettes et de drones ont frappé plusieurs sites à Khamis Mushait, Najran, Jizan et Abha.
Les opérations ont visé des positions militaires, notamment des bases aériennes et des centres de commandement, ainsi que des infrastructures énergétiques appartenant à la compagnie pétrolière publique saoudienne Aramco et à d’autres installations pétrolières situées dans le sud du pays.
Des incendies se sont déclarés sur plusieurs sites, provoquant des perturbations temporaires dans certaines installations énergétiques.
Des sources saoudiennes ont fait état de dizaines de blessés lors des précédentes vagues de frappes, tandis que des opérations plus récentes ont ciblé une base militaire dans la région de Sharurah, à Najran, ainsi que des positions situées à proximité de la frontière.
Ces actions légitimes sont intervenues après des frappes aériennes saoudiennes répétées contre le territoire yéménite. Le mouvement de résistance yéménite Ansarallah a fait état de plus de 100 frappes aériennes menées par des avions saoudiens sur de courtes périodes, dont 129 en l’espace de 48 heures, visant notamment les provinces de Taëz, Maarib, Hudaydah, al-Jawf, Saada et d’autres régions.
Arnaud Develay, juriste international et Bernard Cornut, géopolitologue s’expriment sur le sujet.