Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir intercepté et détruit un autre drone américain de type MQ-1 au-dessus du détroit d’Ormuz.
Dans un communiqué publié ce lundi 14 septembre, le bureau des relations publiques du CGRI a indiqué que ledit drone avait été détecté et pris pour cible par un système de défense aérienne perfectionné mis en œuvre par la Force aérospatiale du CGRI.
Selon le communiqué, l’opération a été menée sous la direction du réseau intégré de défense aérienne de l’Iran.
« Le drone avancé MQ-1 a été intercepté et détruit au-dessus du détroit d’Ormuz », précise le CGRI.
La semaine dernière, la défense aérienne de l’armée iranienne avait également abattu un drone américain MQ-1 au-dessus du détroit stratégique d’Ormuz. Dans un communiqué, l’armée a indiqué que ses forces de défense aérienne avaient détecté, intercepté et ciblé le drone en question dans le sud-est de l’Iran avant de le frapper et de le détruire.
Le détroit d’Ormuz est devenu, de plus en plus, un théâtre clé de la guerre d'agression menée par les États-Unis contre l’Iran, conduisant Téhéran à exercer un contrôle accru sur l’activité maritime dans le détroit et ses environs.
Au cours de la dernière décennie, les forces iraniennes ont réussi à abattre ou à capturer de nombreux équipements américains avancés, notamment le drone furtif RQ-170 Sentinel, des drones MQ-9 Reaper, ainsi que divers planeurs sous-marins dans le golfe Persique.
La rétro-ingénierie de ces technologies capturées a joué un rôle majeur dans l’accélération des programmes iraniens de drones aériens et navals.
Selon Bloomberg, l’Iran a détruit plus de deux douzaines de MQ-9 depuis le début de la guerre américano-israélienne, soit près de 20 % du parc dont disposait le Pentagone avant le conflit. Avec un coût unitaire de 30 millions de dollars par appareil, le montant total des dommages s’élèverait à environ un milliard de dollars.
La flotte opérationnelle de Reaper de l’US Air Force est tombée à environ 135 appareils, un chiffre bien inférieur au seuil minimal de 189 fixé par l’armée de l’air elle-même, selon des témoignages devant le Congrès rapportés par Bloomberg et The War Zone.
Le fabricant, General Atomics, a confirmé qu’il restait moins de 10 nouveaux appareils disponibles à l’achat et que la chaîne de production du MQ-9A avait été arrêtée.