Les Américains se montrent de plus en plus favorables aux Palestiniens et de plus en plus critiques à l’égard de la gestion par le président américain Donald Trump des principaux dossiers de politique étrangère, selon un récent sondage de l’Université Quinnipiac, publié à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis.
Selon ce sondage, 38 % des électeurs inscrits ont déclaré avoir davantage de sympathie pour les Palestiniens, contre 35 % pour les Israéliens. Quelque 27 % des personnes interrogées n’ont pas exprimé d’opinion. Il s’agit du niveau de soutien aux Palestiniens le plus élevé jamais enregistré, tandis que le soutien aux Israéliens atteint son niveau le plus bas depuis que l’Université Quinnipiac a commencé à poser cette question en décembre 2001.
Le sondage révèle également qu’une part importante des électeurs estime que les États-Unis accordent un soutien excessif à Israël.
Cette évolution intervient alors que les attaques israéliennes contre les Palestiniens se poursuivent et que le régime israélien affiche ouvertement sa volonté de s’emparer des terres palestiniennes. Dans ce contexte, le soutien politique et financier de Washington à Israël fait lui aussi l’objet de critiques de plus en plus nombreuses aux États-Unis.
En ce qui concerne la popularité du président, Donald Trump fait face à une large désapprobation concernant son bilan général. Seuls 33 % des électeurs approuvent sa gestion de la présidence, contre 59 % qui la désapprouvent.
Ses résultats en matière de politique étrangère sont similaires : 33 % des électeurs approuvent sa gestion contre 60 % qui la désapprouvent. Concernant l’Iran, 65 % désapprouvent sa gestion de la situation.
En effet, la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran a lourdement affecté l’économie américaine, entraînant une hausse du coût de la vie pour les ménages et aggravant les difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises.
Cette défiance à l’égard du président américain se reflète également dans les intentions de vote pour les élections de mi-mandat. Dans la course au contrôle de la Chambre des représentants, les démocrates disposent d’une avance de 11 points sur les républicains : 49 % des électeurs déclarent les soutenir, contre 38 % pour les républicains.