Les États membres des BRICS ont exprimé leur vive inquiétude face aux attaques contre des installations nucléaires pacifiques placées sous le régime complet de garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ils ont averti que de telles actions violent le droit international et les résolutions pertinentes de l’AIEA.
À l’issue du sommet des BRICS à New Delhi ce samedi 12 septembre, les dirigeants de pays membres ont publié une déclaration conjointe dans laquelle ils ont appelé à la plus grande retenue face à l’escalade des tensions en Asie de l’Ouest.
« Nous tenons a exprimer notre vive inquiétude liée aux attaques délibérées contre des infrastructures civiles et des installations nucléaires pacifiques qui sont, toutefois, placées sous le régime de garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en violation du droit international et des résolutions pertinentes de l’Agence », peut-on lire dans la déclaration.
Le communiqué souligne que « les garanties, la sûreté et la sécurité nucléaires doivent toujours être respectées, y compris dans les conflits armés, afin de protéger les populations et l’environnement contre tout dommage ».
« Nous exprimons également notre profonde préoccupation face à l’escalade continue des tensions au Moyen-Orient et en Asie de l’Ouest et, tout en rappelant nos positions nationales respectives, nous appelons à faire preuve de la retenue maximale et à éviter toute action susceptible d’aggraver davantage la situation », ont mis en garde les 11 pays membres.
La déclaration conjointe des dirigeants des BRICS a également réaffirmé l’engagement du bloc à résoudre les différends internationaux par le dialogue, la consultation et la diplomatie.
« Compte tenu du contexte mondial actuel marqué par la polarisation et la méfiance, nous appelons à une action mondiale pour renforcer la paix et la sécurité internationales. Nous insistons sur la nécessité de travailler ensemble pour maintenir la fluidité des échanges commerciaux à l’échelle mondiale, des chaînes d’approvisionnement et de l’énergie, conformément au droit international applicable », indique le communiqué.
Dans son discours lors de l’ouverture du sommet, le président chinois Xi Jinping, avait déclaré que la guerre au Moyen-Orient ne servait pas les intérêts communs de la communauté internationale, rapporte l’agence de presse officielle chinoise Xinhua.
Le président iranien Massoud Pezeshkian et le Premier ministre indien Narendra Modi, ainsi que le président russe Vladimir Poutine participent au sommet de deux jours, aux côtés du président des Émirats arabes unis Mohamed ben Zayed Al Nahyan et du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
Le groupe des BRICS, qui a été créé en 2009, compte aujourd’hui 11 pays membres, y compris l’Iran. En effet, il constitue un forum pour les principales économies émergentes qui cherchent à accroître leur influence au sein des institutions dominées par les puissances occidentales.