Le diesel américain a battu un nouveau record au-delà des 6 dollars le gallon ce vendredi, poussé par la guerre en Asie de l’Ouest et la hausse des cours du pétrole brut et les attaques de raffineries russes par l'Ukraine.
Le prix moyen national du diesel aux États-Unis a dépassé pour la première fois ce vendredi 11 septembre la barre symbolique des 6 dollars le gallon (3,78 litres), selon l’Association automobile américaine (AAA), affichant 6,06 dollars à la pompe.
Depuis le début de la guerre d'agression déclenchée le 28 février par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre l’Iran, les cours du pétrole se sont envolés.
L’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a prévenu que la situation risquait de ne pas s’améliorer dans les prochains mois, avec des stocks de diesel à « un niveau bas » et des prix qui resteront « à un niveau élevé » aux États-Unis.
Ce carburant est utilisé principalement par les secteurs du transport, de l’industrie et de l’agriculture. Les hausses de prix à la pompe se répercutent sur l’ensemble de l’économie américaine, déjà confrontée à de vives tensions inflationnistes.
La dynamique est très impopulaire aux États-Unis, où le pouvoir d’achat est un enjeu central des élections de mi-mandat prévues début novembre.
En plus de la guerre en Asie de l'Ouest, le moratoire russe sur les exportations de diesel a été prolongé et continue d’avoir un impact important. En effet, la Russie exporte habituellement environ 800 000 barils de diesel ou d’essence par jour, soit environ 10 % de l’offre disponible.
Les prix élevés sont dus à « ce qui se passe au Moyen-Orient, avec des produits qui ne sortent pas, mais aussi au brut dont l’Asie a besoin pour faire tourner ses raffineries. C’est également lié à ce qui se passe entre l’Ukraine et la Russie », ce qui « se traduit par des marges de raffinage nettement plus élevées », avait noté mercredi le directeur financier d’ExxonMobil, Neil Hansen.