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France : le gouvernement exclut une baisse générale des taxes sur les carburants

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Le gouvernement français n’envisage pas de réduire les taxes sur les carburants malgré la hausse des prix à la pompe. ©Sipa

Le gouvernement français n’envisage pas de réduire les taxes sur les carburants malgré la hausse des prix à la pompe, a déclaré vendredi la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l’Énergie, Maud Bregeon.

Interrogée sur TF1 sur l’éventualité d’une diminution de la fiscalité sur les carburants, Bregeon a répondu que « ce n’est pas le choix que nous faisons ». 

L’exécutif entend plutôt privilégier des dispositifs ciblés en faveur des catégories les plus affectées par la hausse des prix.

« Nous sommes aux côtés des secteurs d’activité les plus exposés, les aides sont prolongées jusqu’à fin octobre », a-t-elle indiqué, ajoutant que le gouvernement souhaitait également soutenir « les Français les plus précaires qui travaillent et utilisent leur voiture tous les jours ».

Selon la porte-parole, « 1,5 million de Français qui ont droit à une aide de 100 euros ne l’ont pas encore demandée ».

Maud Bregeon a également insisté sur la nécessité de maîtriser les dépenses publiques dans un contexte économique affecté, selon elle, par plusieurs crises successives.

Lire plus: France : les recettes fiscales sur les carburants reculent de 80 millions d'euros au premier semestre de 2026

Évoquant notamment « la fermeture du détroit d’Ormuz, la canicule [et] la sécheresse », elle a estimé que ces événements, qui n’étaient pas prévisibles, devaient être intégrés aux nouvelles prévisions économiques pour 2027.

« Notre objectif est de tenir la dépense », a-t-elle déclaré.

« Nous ne maîtrisons pas les causes extérieures, en revanche la dépense française sera tenue », a-t-elle ajouté.

La question du budget 2027 s’annonce particulièrement sensible pour l’exécutif, alors que son adoption à l’Assemblée nationale demeure incertaine à quelques mois de l’élection présidentielle.

Interrogée par ailleurs sur l’hypothèse d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale en cas de censure du gouvernement lors de l’examen du budget, Bregeon a écarté cette perspective tout en rappelant qu’une telle décision relevait du chef de l’État.

« Je n’y crois pas, mais c’est sa prérogative », a-t-elle déclaré.

Cette position intervient alors que les prix des carburants ont atteint de nouveaux sommets cette semaine en France, sur fond de regain des tensions en Asie de l’Ouest et de perturbations dans le détroit d’Ormuz.

Mercredi, le gazole s’établissait à 2,29 euros le litre en moyenne, tandis que le SP95-E10 atteignait 2,12 euros, selon des données gouvernementales analysées par Franceinfo.

Face à la flambée des prix, l’exécutif avait annoncé au printemps un plan de soutien de 1,2 milliard d’euros, tout en écartant déjà une baisse générale de la fiscalité sur les carburants au profit d’aides ciblées sur les travailleurs et les secteurs les plus exposés.

L’indemnité destinée aux travailleurs modestes effectuant de longs trajets, portée à 100 euros, concerne jusqu’à trois millions de personnes. Début septembre, Maud Bregeon avait indiqué que seulement 1,4 million de demandes avaient été déposées et annoncé la prolongation du guichet jusqu’à la fin du mois.

Les aides destinées notamment aux agriculteurs, aux pêcheurs et au secteur du bâtiment ont, pour leur part, été prolongées jusqu’au 31 octobre.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV