L’Iran a fermement condamné une résolution adoptée par le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui saisit le Conseil de sécurité de l’ONU, avertissant que cette mesure à motivation politique compromet les cadres mondiaux de non-prolifération et ignore les réalités d’une guerre en cours.
Le texte demande au directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, de saisir le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale de l’ONU de la situation de l’Iran, ce qui marque la première fois depuis 20 ans que Téhéran est déféré devant le Conseil au sujet de ses obligations nucléaires.
Dans un communiqué publié sur X, la mission iranienne auprès de l’ONU à Vienne a fustigé l’adoption non consensuelle de la résolution, arguant qu’elle « favorise une érosion accrue et l’effondrement à terme du régime de prolifération dans son ensemble ».
Téhéran a imputé aux États-Unis et à Israël la responsabilité de l’impasse nucléaire actuelle, invoquant les guerres d’agression qu’ils ont menées contre le pays.
Analyse et décryptage avec Imadeddin Hamrouni, analyste des questions internationales.