L’armée yéménite a confirmé avoir mené des frappes de représailles à l’aide de missiles balistiques et de drones contre des infrastructures économiques stratégiques et des bases militaires saoudiennes utilisées, selon Sanaa, pour lancer des attaques contre le Yémen.
Des installations d’Aramco à Abha, Najran et Jizan, ainsi que la base aérienne King Khalid à Khamis Mushait, ont été visées lors de ces opérations.
Le porte-parole de l’armée yéménite, le général de brigade Yahya Saree, a déclaré que cette riposte intervenait en réponse aux frappes aériennes saoudiennes contre plusieurs provinces yéménites, notamment Maarib, Al-Bayda, Al-Hudaydah, Taëz et Al-Jawf.
Le général Saree a qualifié ces frappes d’« agression brutale et injustifiée », affirmant qu’elles avaient entraîné de graves crimes, notamment la mort d’un grand nombre de détenus dans la prison centrale d’Al-Hazm. Il a assuré que les forces yéménites étaient déterminées à répondre fermement à toute nouvelle agression.
De son côté, Hizam al-Assad, membre du bureau politique du mouvement Ansarallah, a averti qu’il n’existait désormais « plus aucun endroit sûr » en Arabie saoudite et que les infrastructures vitales du royaume constituaient des cibles légitimes.
Selon lui, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences économiques pour le royaume. « L’avenir des investissements en Arabie saoudite risque d’être anéanti », a-t-il averti.
Les autorités saoudiennes affirment pour leur part que les attaques yéménites ont provoqué des incendies, fait 73 blessés et entraîné l’arrêt des activités dans plusieurs installations énergétiques importantes.
Le débat de ce mercredi 9 septembre se penche sur les représailles yéménites et leurs impacts sur le rapport de force dans la région, avec l’intervention de Ali Khodabandeh, analyste politique depuis Téhéran et de Bernard Cornut, géopolitologue, depuis Paris.