Après une légère amélioration en 2025, le pouvoir d’achat des ménages français semble de nouveau sous pression. Face à la hausse persistante de certains prix et à des revenus qui peinent à suivre, les restrictions budgétaires se multiplient, poussant davantage de Français à réduire leurs dépenses et à renoncer à certains achats ou loisirs.
Selon le 15e baromètre annuel de Cofidis, réalisé avec CSA Research, six Français sur dix estiment que l’inflation accélère, soit 26 points de plus qu’en 2025, tandis que seuls 9 % pensent qu’elle ralentit, en recul de 14 points. Au total, 61 % jugent qu’elle affecte fortement leur situation financière.
Le pouvoir d’achat redevient ainsi la première préoccupation des Français, cité par 42 % des personnes interrogées, en hausse de quatre points. Il devance la santé, à 31 %, et l’insécurité, à 30 %, qui reculent respectivement de cinq et quatre points.
La hausse des prix demeure le principal facteur pesant sur les finances des ménages pour 74 % des sondés. Parmi eux, 25 % évoquent l’inflation et l’augmentation du coût de la vie, tandis que 18 % citent plus précisément les prix alimentaires.
Le carburant apparaît également parmi les préoccupations recensées par le baromètre : 84 % des Français disent avoir constaté une hausse de son prix et 56 % estiment que celle-ci affecte directement leur foyer.
Face à cette pression, 58 % des sondés réduisent leurs dépenses non essentielles, 54 % surveillent davantage les prix, 32 % envisagent de reporter certains projets et 27 % évitent d’utiliser leur véhicule pour partir en week-end ou en vacances.
Malgré ces arbitrages, 60 % pensent devoir se restreindre davantage à l’avenir, soit huit points de plus qu’en 2025. Par ailleurs, 73 % ne croient pas à une stabilisation prochaine des prix et 78 % doutent d’une amélioration de la situation budgétaire du pays.
Plus de la moitié des Français, soit 54 %, anticipent une baisse de leur pouvoir d’achat au cours des douze prochains mois, contre 44 % l’année précédente. Deux tiers estiment également que celui-ci a diminué au cours des dix dernières années.
Il manquerait en moyenne 512 euros par mois aux Français pour vivre confortablement, contre 507 euros en 2025. Cette somme serait consacrée en priorité à l’alimentation par 44 % des sondés, devant les loisirs, à 26 %, et le carburant, à 21 %.
Ces chiffres témoignent d’un regain de pression sur le budget des ménages français, après l’accalmie observée en 2025. Face au sentiment d’une inflation qui repart et à un manque à gagner moyen de 512 euros par mois pour vivre confortablement, de nombreux Français sont contraints de revoir leurs dépenses à la baisse. Une situation qui souligne la fragilité persistante du pouvoir d’achat et les difficultés rencontrées par les ménages pour préserver leur niveau de vie.