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Les pompiers français entament une grève de plus de six semaines à compter de mardi

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les sapeurs-pompiers entament leur grève le 8 septembre 2026. ©RL

Alors que les sapeurs-pompiers entament mardi 8 septembre un mouvement de grève pour réclamer davantage de moyens et d’embauches après les incendies de cet été, l’intersyndicale se dit « déçue » à l’issue d’une réunion au ministère de l’Intérieur, où Laurent Nunez a présenté aux professionnels le futur projet de loi sur la Sécurité civile.

« Nous attentions une grande loi, nous découvrons aujourd’hui un texte qui évite les sujets essentiels », regrette le représentant pour l’intersyndicale des sapeurs-pompiers Xavier Boy.

« On ne peut pas prétendre protéger la population en organisant l’épuisement de ceux qui portent secours », ajoute-t-il, pointant du doigt « un catalogue de mesures qui relève davantage du choix du papier peint que de la réparation des fondations ».

Les pompiers réclament notamment un financement pérenne des services d’incendie et de secours. Xavier Boy demande au gouvernement de « revoir sa copie » pour enfin « construire un service public de secours pour répondre aux crises d’aujourd’hui et de demain ».

Dans le même sens, Stéphane Lessire, porte-parole de Sud SDIS national, appelle, sur l’antenne de France 24, à des « actes concrets », faisant part de son dégoût face à « tant de temps perdu ».

« Cela fait 20 ans que la sécurité civile n’a pas été réformée, que les différents gouvernements préfèrent mettre le sujet sous le tapis », déplore-t-il. Selon lui, les pompiers croulent sous des interventions toujours plus nombreuses, notamment en raison de la suppression de services publics.

Il évoque notamment des équipements obsolètes ou incomplets, parfois dangereux, ainsi que la nécessité pour certains pompiers de financer eux-mêmes une partie de leur matériel.

« Les cagoules n’existent pas, elles ne servent à rien à part décorer, on en prend plein les poumons, on mange avec des mains dégueulasses parce qu’on n’a aucun moyen de se les laver […] On est traités comme du bétail, il n’y a aucune considération de l’État ! », dénonce-t-il.

Le préavis de grève court jusqu’au 20 octobre, date à laquelle doit débuter l’examen du projet de loi de finances, qui devrait contenir d’autres mesures concernant les sapeurs-pompiers. Le mouvement connaîtra son principal temps fort avec une manifestation prévue à Paris le 29 septembre.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV