Le député du Hezbollah, Hussein al-Hajj Hassan, affirme que le groupe de résistance libanais est fier de son alliance avec l’Iran et qu’il poursuivra sa politique de résistance, ajoutant que Téhéran continue à soutenir le Hezbollah et que l’option de la reddition ne fait pas partie des plans de la Résistance.
Al-Hajj Hassan, chef du bloc parlementaire Baalbek-Hermel et membre éminent du bloc Loyauté à la Résistance, a tenu ces propos lors d’une cérémonie commémorative.
« Le Hezbollah est fier de son alliance avec l’Iran qui nous a toujours soutenus, nous soutient et continuera de nous soutenir », a-t-il déclaré. Il a ajouté que le Hezbollah est fier de pouvoir compter sur l’Iran, sa puissance et ses réussites.
« Aujourd’hui, l’Iran contrôle le détroit d’Ormuz, le prix du pétrole et l’économie mondiale ; et c’est une arme entre les mains de l’Iran et se ses alliés qui l’utiliseront pour faire accepter leurs conditions », a-t-il déclaré.
Al-Hajj Hassan a déclaré que l’option de la reddition n’existe pas pour le Hezbollah et que le groupe continuerait à persévérer et à résister.
Quant à la confrontation entre l’Iran et les États-Unis, al-Hajj Hassan a déclaré que la bataille n’avait pas encore abouti à une issue définitive et que Téhéran ne capitulerait jamais et ne renoncerait jamais à sa puissance dans la région.
Il a déclaré que Washington cherchait à obtenir par la politique, l’économie et la diplomatie ce qu’il n’avait pas réussi à obtenir sur le champ de bataille.
Selon lui, le président américain Donald Trump n’est pas parvenu à mobiliser la communauté internationale contre l’Iran. Il a ajouté que la Russie, la Chine et d’autres pays ont refusé de participer à une guerre économique contre Téhéran.
Al-Hajj Hassan a évoqué l’affaiblissement de l’arsenal militaire américain durant la guerre contre l’Iran. Il a affirmé que la Résistance était parvenue à déjouer le vrai objectif des États-Unis et d’Israël, à savoir l’anéantissement de la Résistance.
« La Résistance a réussi à déjouer l’objectif réel et fondamental de Washington et de Tel-Aviv, qui était l’anéantissement de la Résistance », a-t-il déclaré.
Il a déclaré que le Hezbollah était entré en guerre contre Israël en 2026 après avoir « demandé pendant 15 mois au gouvernement de Beyrouth d’assumer ses responsabilités dans la mise en œuvre de l’accord du 27 novembre 2024 ».
Al-Hajj Hassan a vivement critiqué la position passive et « perfide » du gouvernement libanais, affirmant que les positions des responsables libanais étaient alignées sur celles des États-Unis et d’Israël.
Il a cité nommément le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Rajji, affirmant que celui-ci avait décrit les attaques israéliennes contre le Liban comme relevant du droit d’Israël.
« Pire encore, le président et le Premier ministre n’ont absolument pas réagi aux propos scandaleux de Youssef Rajj, et ils ne les ont ni démentis ni rejetés », a-t-il déclaré.
Al-Hajj Hassan a critiqué ensuite la volonté du gouvernement libanais d’engager des négociations directes avec Israël.
« Pourquoi êtes-vous si pressés de faire la paix avec les sionistes, alors que vous n’avez même pas libéré un seul village occupé par les Israéliens ? » a-t-il déclaré.
Il a qualifié de « perfides » les négociations directes du gouvernement libanais avec Israël et s’est demandé pourquoi Beyrouth cherchait à conclure un accord avec Israël avant même qu’un seul village ait été libéré de l’occupation israélienne.
Al-Hajj Hassan a déclaré que le Hezbollah est un élément important de l’équation régionale menée par l’Iran contre les États-Unis et Israël.
« Le Hezbollah est une partie importante de l’équation régionale dirigée par l’Iran contre l’axe du mal mené par les États-Unis et le régime sioniste », a-t-il déclaré.
« Nous poursuivrons notre chemin et verrons où il nous mènera, et vous poursuivrez le vôtre et verrez où il vous mènera », a-t-il ajouté.
Il a déclaré que les visites répétées au Liban de délégations américaines, européennes et arabes, ainsi que les promesses faites à la Résistance et les tentatives pour obtenir son soutien, démontrent que le Hezbollah n’a pas été affaibli malgré les allégations de ses ennemis.
Al-Hajj Hassan a évoqué la douloureuse expérience de la Syrie suite à l’arrivée au pouvoir d’Abou Mohammed al-Jolani, affirmant que miser sur la normalisation ou un accord avec Israël était voué à l’échec.
« Toute stratégie fondée sur la normalisation ou un accord avec le régime sioniste est vouée à l’échec, et il n’y a aucune logique à rechercher la paix avec un ennemi », a-t-il déclaré.
Il a décrit Israël comme un ennemi cherchant à occuper tous les territoires arabes et à mettre en œuvre le projet du soi-disant « Grand Israël ».
Al-Hajj Hassan a vivement critiqué le gouvernement libanais et l’a appelé à revenir au peuple, à la patrie et à l’unité nationale.
Il a déclaré que la phase actuelle nécessitait « la fermeté et la persévérance » pour faire face aux défis et aux pressions, tout en réaffirmant que le Hezbollah poursuivrait la voie de la résistance.