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Nous œuvrerons avec l’Iran pour éliminer la pression des sanctions (Russie)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. (Archives)

À la suite de l’annonce faite par les États-Unis de mesures coercitives économiques contre l’Iran, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que Moscou œuvrerait avec l’Iran et d’autres pays concernés pour éliminer la pression des sanctions qui pèsent sur les relations internationales.

« La Russie rejette catégoriquement le recours à des mesures unilatérales, illégales et coercitives qui contreviennent à la Charte des Nations unies », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 27 août, en faisant référence aux sanctions secondaires américaines visant l’Iran ainsi que les pays entretenant des relations commerciales avec ce dernier.

Elle a ajouté : « Nous coordonnerons nos efforts avec nos collègues iraniens et les autres pays intéressés afin de contrer cette nouvelle mesure illégale ».

« De concert avec nos partenaires partageant les mêmes valeurs, nous continuerons de plaider en faveur d’une exemption internationale aux sanctions », a-t-elle poursuivi, estimant que le recours aux sanctions était depuis longtemps devenu, pour l’Occident, un véritable instrument de règlement de comptes et de punition des États.

Mercredi 19 août, le président américain Donald Trump a annoncé de nouvelles mesures de coercition économique à l’encontre de l’Iran. Il a en outre menacé d’imposer d’énormes conséquences économiques à tout pays autorisant ses institutions financières, ses entreprises, ses aéroports ou ses entités gouvernementales à apporter le moindre soutien à l’Iran.

Dans un communiqué publié le 22 août, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a réagi aux menaces américaines en déclarant : « L’annonce par les États-Unis de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran va au-delà d’une simple “guerre économique” illégale contre un seul pays. Il s’agit d’une affirmation de souveraineté extraterritoriale sur chaque État membre indépendant des Nations unies. »

« Aucun État ne peut légalement contraindre des banques, des entreprises ou des aéroports étrangers – chacun relevant de la juridiction exclusive de son propre État souverain – à renoncer au commerce licite avec un État tiers », a-t-il ajouté.

« De telles sanctions secondaires sont dépourvues de fondement en droit international. Elles violent le principe d’égalité souveraine consacré par l’article 2 (1) de la Charte des Nations unies et enfreignent l’interdiction coutumière d’intervention, confirmée par la Cour internationale de Justice dans l’affaire du Nicaragua. Toute coercition économique visant à contraindre un État souverain à modifier ses choix politiques légitimes constitue un acte internationalement illicite. »

M. Baghaï a rappelé que ces menaces proférées contre des pays tiers s’accompagnaient d’un blocus naval illégal que les États-Unis tentaient d’imposer aux navires et aux ports iraniens.

Le blocus, en soi, équivaut à une « agression militaire », tandis que la campagne économique revient à tenter de réduire la souveraineté de tous les autres États à un statut provisoire, conditionnel et révocable au gré d’une autre puissance, a souligné le diplomate iranien.

Il a décrit le résultat final comme « la recette d’un retour abyssal au colonialisme classique à grande échelle ».

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV