La République islamique d’Iran ne tolérera aucune hostilité depuis le territoire autonome du Kurdistan irakien, a martelé ce mercredi 26 août, le général de brigade Amanollah Gashtasbi, commandant du quartier général Hamzeh Seyyed al-Shohada du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dans le nord-ouest de l’Iran.
Bien que Téhéran entretienne de bonnes relations avec le gouvernement de la région du Kurdistan irakien, il agira avec fermeté si cette région venait à abriter des groupes ou des individus menant des actes anti-iraniens, a-t-il souligné.
« La République islamique d’Iran n’a aucun problème avec la région [du Kurdistan irakien], mais celle-ci ne doit pas permettre que son territoire soit utilisé contre notre pays », a déclaré le général Gashtasbi lors de son point de presse avec les journalistes, tenu dans la ville d’Oroumieh.
Les forces armées iraniennes ne permettront pas à ces groupes d’opérer à proximité des frontières du pays, a-t-il assuré, ajoutant que les gouvernements de la région doivent eux aussi cesser de soutenir les ennemis de l’Iran et de coopérer avec eux, sous peine de s’exposer à de graves conséquences.
D’après ses termes, le CGRI, en coordination avec les garde-frontières et les forces de la police, ont déjoué des tentatives visant à faire passer des équipements et des munitions à travers la frontière vers l’Iran, dans le but de semer l’insécurité à l’intérieur du pays.
Le général Gashtasbi qui commande les unités du CGRI dans les deux provinces iraniennes de l’Azerbaïdjan occidental et du Kurdistan a par ailleurs salué les citoyens iraniens vivant dans les régions frontalières pour leur soutien à la stabilité et à la sécurité nationales.
Ces remarques ont été formulées plusieurs mois après que des responsables américains et israéliens ont confirmé avoir fourni des armes et des financements à des groupes armés kurdes anti-iraniens durant la guerre d’agression américano-israélienne contre le pays, déclenchée fin février.
Les responsables de Tel-Aviv et de Washington ont reconnu que cette aide a été fournie à ces groupes kurdes afin d’attiser la violence et de déclencher une insurrection en Iran pendant l’agression.
L’Iran se montre particulièrement ferme face à la moindre forme d’activité armée illégale à proximité de ses frontières, notamment dans le Kurdistan irakien, où il a mené des frappes aériennes afin d’éliminer des terroristes et de détruire leurs repaires.