Le ministre iranien de l’Énergie, Abbas Aliabadi, a affirmé que le réseau électrique iranien figure parmi les plus stables de la région grâce à son étendue et à sa dispersion géographique, soulignant que l’ennemi ne pourrait le mettre à l’arrêt, même s’il épuisait tout son arsenal.
« La possibilité d’un effondrement du réseau électrique iranien n’existe pas. Avec plus de 1 000 unités de production d’électricité reparties à travers le pays, il serait impossible de mettre à l’arrêt le réseau national de production de l’électricité, même si l’ennemi épuisait l’intégralité de son arsenal », a réaffirmé, mardi 25 août, le ministre iranien de l’Énergie lors d’un entretien télévisé à l’occasion de la Semaine du gouvernement.
M. Aliabadi a considéré les secteurs de l’eau et de l’électricité comme un atout stratégique pour le pays, soulignant les progrès considérables accomplis par l’Iran malgré des années de sanctions, de guerre et de pressions extérieures. Ces avancées, a-t-il poursuivi, ont non seulement répondu aux besoins du marché intérieur, mais ont profité à d’autres pays à travers le monde.
Le pays continue à fabriquer localement les équipements et composants nécessaires à son industrie électrique, tout en exportant des pièces électriques ainsi que des équipements destinés aux secteurs de l’eau et de l’électricité vers d’autres pays, a-t-il indiqué.
En outre, il a souligné que la capacité de production d’électricité de l’Iran avait connu une expansion spectaculaire depuis la Révolution islamique de 1979, passant d’environ 7 000 mégawatts au début de la Révolution à plus de 103 000 mégawatts aujourd’hui.
L’industrie électrique iranienne a continué à fonctionner et à se développer même dans les circonstances les plus difficiles, notamment au cours de la récente guerre d’agression israélo-américaine contre le pays, a-t-il ajouté.
« Au plus fort de la guerre, aucun des projets de centrales électriques n’a été interrompu », a-t-il fait savoir, précisant que de nouvelles unités de production seront prochainement raccordées au réseau national.
Ailleurs dans ses remarques, Abbas Aliabadi a fait l’éloge des efforts déployés par le personnel de l’industrie électrique iranienne pendant la guerre, rappelant la mobilisation rapide des techniciens et des équipes chargées des lignes électriques pour remettre en état les infrastructures endommagées et rétablir le réseau, a-t-il déclaré.
À titre d’exemple, le ministre iranien de l’Énergie a notamment évoqué l’intervention menée après les dégâts infligés à une installation de traitement de l’eau à Karaj, où les équipes ont œuvré pour rétablir l’électricité et l’approvisionnement en eau de la population malgré le dégagement de chlore gazeux.
Dans la foulée, il a dénoncé le non-respect des règles internationales par les ennemis, lorsqu’ils prennent pour cible des infrastructures vitales. Il a cité à cet égard la destruction totale de l’installation de dessalement sur l’île de Qeshm, dans le sud de l’Iran, qui approvisionnait la population en eau potable.
Malgré ces attaques, les unités opérationnelles du ministère de l’Énergie ont procédé dans les plus brefs délais à la remise en état des infrastructures touchées, notamment de plusieurs kilomètres de conduites du réseau d’eau dans le secteur de Tajrish, à Téhéran.
Après avoir mis en avant la résilience du réseau électrique du pays, Abbas Aliabadi a détaillé les projets visant à accroître considérablement la production d’électricité renouvelable.
À ce propos, il a indiqué que la capacité iranienne de production d’électricité renouvelable se situe actuellement entre 5 000 et 6 000 mégawatts et approche les 7 000 mégawatts, le gouvernement prévoyant de la porter à 12 000 mégawatts d’ici la fin de l’année.
M. Aliabadi a espéré que la capacité de production d’électricité renouvelable continuera de progresser au cours de son mandat, permettant de concrétiser la promesse du gouvernement de porter cette capacité à 30 000 mégawatts.
D’après ses termes, la République islamique d’Iran a rejoint le groupe des pays les plus avancés dans le développement de l’énergie solaire. Il a salué l’implication personnelle du président Massoud Pezeshkian dans le suivi de ce dossier.
Dans un autre volet de ces propos, il a annoncé la mise en service de nouvelles centrales éoliennes l’année prochaine. Étant donné que les vents sont plus fréquents la nuit, a-t-il expliqué, ces centrales pourraient contribuer à renforcer les réserves et la stabilité du réseau électrique, tout en constituant un complément approprié aux centrales solaires.
Abbas Aliabadi a évoqué l’inauguration de la première centrale géothermique d’Iran à Meshginshahr, dont la technologie, a-t-il précisé, est entièrement nationale. Il a qualifié cet acquis de particulièrement important dans les conditions de guerre.
Plus loin dans ses propos, il a indiqué que le ministère avait initialement privilégié les centrales renouvelables de petite taille, celles-ci nécessitant moins d’investissements dans les postes électriques, les lignes de transmission et l’extension du réseau, tout en permettant de produire l’électricité à proximité des lieux de consommation.
« Compte tenu des contraintes de temps, de la nécessité de compenser le déficit d’électricité et de réduire la consommation de carburant, des efforts ont été déployés pour éviter que le ministère de l’Énergie ne s’engage dans le processus long et chronophage de développement des postes électriques, des lignes et du réseau », a-t-il déclaré, soulignant que les résultats de cette décision deviendront plus tangibles pour la population à l’avenir.
M. Aliabadi a détaillé les programmes de son ministère en matière de gestion de la consommation et de développement des capacités de production d’électricité. Il a annoncé la mise en service progressive de nouvelles centrales d’une capacité totale de 10 000 mégawatts, ajoutant qu’après le pic de consommation estival, le réseau électrique national sera sur le point de retrouver un équilibre.