Ce lundi matin, les forces israéliennes ont bombardé le sud du Liban, ciblant les abords des hauteurs d'Ali al-Taher, dans la région de Nabatieh, selon les médias locaux.
Aucun bilan immédiat des victimes ou des dégâts matériels n'a été communiqué.
Ces incidents font suite à une série d'offensives militaires israéliennes menées au cours de ces derniers jours dans le sud du Liban, notamment des explosions près de Barashit et Kfar Tibnit, ainsi que des frappes aériennes visant les environs de Mansouri et Majdal Zoun.
Le 2 mars, le Hezbollah a lancé des opérations militaires contre le régime israélien en réponse à l'agression américano-israélienne contre l'Iran, aux violations répétées par Israël du cessez-le-feu de 2024 et à son occupation continue du territoire libanais dans le sud du pays.
Après le cessez-le-feu irano-américain du 8 avril, le régime de Tel-Aviv a été contraint d'accepter également une trêve au Liban, Téhéran ayant exigé la fin des attaques israéliennes sur le sol libanais comme condition essentielle aux négociations indirectes avec Washington.
L'armée israélienne a néanmoins rapidement repris ses offensives contre le sud du Liban, en violation de l'accord.
Le mémorandum d'Islamabad signé le 17 juillet entre l'Iran et les États-Unis, destiné à mettre fin à la guerre, stipulait également la cessation des hostilités sur tous les Fronts, y compris au Liban. Or, Israël a violé cet accord et manqué à ses engagements.
Le 26 juin, le Liban et Israël ont par ailleurs signé un accord-cadre, sous l'égide des États-Unis, prévoyant un retrait progressif des forces israéliennes de tous les territoires occupés au Liban, selon un modèle pilote mis en œuvre dans deux zones qui n'ont pas été révélées publiquement.
L'accord ne fixe aucun calendrier pour le retrait des forces israéliennes, conditionnant sa réalisation à la prise en charge par l'armée libanaise de l'entière responsabilité de la sécurité dans les zones évacuées et au désarmement des groupes armés, notamment du Hezbollah.
De son côté, le Hezbollah a rejeté l'accord, affirmant que cet accord-cadre légalise l'occupation israélienne dans le sud du Liban.
Le mouvement Amal libanais a aussi rejeté cet accord, déclarant que la plupart de ses clauses sont préjudiciables aux intérêts nationaux du Liban et servent les intérêts du régime israélien.
Lors d'une rencontre avec le président américain, Donald Trump, à la Maison-Blanche en début de semaine, le président libanais, Joseph Aoun, a réitéré la demande de Beyrouth pour le retrait complet des forces d'occupation israéliennes du territoire libanais. Il a déclaré que la pleine application de l'accord de cessez-le-feu demeure impossible tant que les violations israéliennes persistent.
D'après les statistiques officielles libanaises, les offensives israéliennes au Liban ont fait au moins 4 330 morts, 12 236 blessés et plus d'un million de déplacés depuis le 2 mars.
Israël maintient son occupation dans plusieurs parties du sud du Liban. Certaines régions sont sous son contrôle depuis de nombreuses années, tandis que d'autres ont été occupées lors de l'offensive de 2023-2024.