Le forteresse d’Alamut, vieux de 1 100 ans, et ses fortifications annexes, ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, portant ainsi à 30 le nombre de sites iraniens inscrits au patrimoine mondial.
La décision a été entérinée ce dimanche 26 juillet lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Busan en Corée du Sud.
La candidature, intitulée « La forteresse d’Alamut et ses fortifications annexes », a été confirmée par les évaluateurs de l’UNESCO, a déclaré Alireza Izadi, directeur général de l’enregistrement, de la préservation et de la restauration du patrimoine culturel et naturel de l’Iran.
Le site nouvellement inscrit comprend une chaîne de sept forteresses médiévales : Alamut, Lambsar, Novizar Shah, Shams Kalayeh, Qostin Lar, Shirkuh et Ilan. Cette chaîne défensive interconnectée date du XIe au XIIIe siècles.
Situé près du village de Gazor Khan, dans la province Qazvin, à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Téhéran, la forteresse d’Alamut est perché au sommet d’un pic rocheux escarpé dominant une vallée éponyme.
S’élevant à environ 220 mètres au-dessus du paysage environnant, à une altitude de 2 163 mètres, la forteresse domine les contreforts sud-ouest de chaîne de montagnes Alborz.
La forteresse a été construite avec une compréhension approfondie du terrain montagneux, de la gestion de l’eau, des voies de communication, de l’architecture défensive et de l’aménagement du territoire.
Entourée de profonds ravins, elle a résisté aux assauts militaires pendant près de 200 ans, restant invaincue par la force. La forteresse a longtemps revêtu une importance stratégique, servant de porte d’entrée vers les régions de Daylam et de Gilan et jouant un rôle principal dans l’histoire politique et militaire du nord de l’Iran pendant des siècles.
Les récits historiques suggèrent que la forteresse est finalement tombée non pas grâce à une victoire militaire directe, mais à cause d’une guerre psychologique et de divisions internes parmi ses défenseurs.
Ces forteresses servaient non seulement de places fortes militaires, mais aussi d’importants centres politiques et intellectuels. Le célèbre érudit persan Nassir al-Din Toussi compte parmi les figures historiques étroitement liées au complexe d’Alamut.
Aujourd’hui, il compte parmi les sites historiques et touristiques les plus emblématiques du pays. Les responsables du patrimoine culturel iranien affirment que la forteresse d’Alamut a fait l’objet d’importants travaux de conservation et de restauration ces dernières années afin de préserver sa valeur historique exceptionnelle.
Ils notent que l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO entraîne une reconnaissance mondiale accrue et une hausse du tourisme international, faisant de cette désignation une étape importante tant pour la préservation du patrimoine que pour le secteur du tourisme culturel iranien.