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Les camps de déplacés de Gaza confrontés à une flambée de varicelle

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des enfants palestiniens à Gaza. (Archives)

La varicelle se propage rapidement dans les camps de déplacés de Gaza : environ 9 300 cas ont été recensés en seulement deux semaines dans plus de 130 structures de santé. Les médecins préviennent toutefois que l’ampleur réelle de l’épidémie est presque certainement supérieure à ce que laissent apparaître ces chiffres.

Le groupe sectoriel Santé des Nations unies attribue cette flambée à la promiscuité extrême dans les sites de déplacement, aux fortes chaleurs estivales et à la diminution de l’accès à l’eau potable.

Plus de la moitié des cas recensés sont concentrés dans le gouvernorat de Khan Younès. Au cours de la même période, les équipes de santé ont également enregistré plus de 18 000 nouveaux cas d’affections cutanées infectieuses dans l’ensemble de la bande de Gaza, notamment la gale, des infestations de poux et l’impétigo.

Pour les familles vivant dans des tentes de quelques mètres carrés, suivre les recommandations médicales consistant à isoler les enfants malades est tout simplement impossible.

Environ 1,7 million de personnes vivent désormais dans plus de 1 600 sites de déplacement à travers la bande de Gaza, selon les données des Nations unies. L’accès à l’eau potable, aux produits d’hygiène et aux services d’assainissement y est gravement insuffisant.

À l’hôpital pour enfants Al-Rantisi, le pédiatre consultant, le docteur Sharif Mattar, estime que les statistiques publiées sont très probablement largement sous-évaluées.

La plupart des enfants atteints de la varicelle sont soignés dans les camps ou dans des centres de soins primaires et ne sont jamais hospitalisés, explique-t-il. Une part importante des infections n’apparaît donc pas dans les données officielles.

Infirmière dans un centre de santé, Sheimaa Hajji explique que les équipes médicales constatent chaque jour une hausse du nombre d’enfants atteints de maladies de peau.

La plupart des patients ne consultent qu’une fois l’éruption déjà largement étendue sur le corps.

« En principe, l’enfant malade doit être tenu à l’écart des autres jusqu’à la fin de la période de contagion, mais dans les tentes, c’est presque impossible », explique-t-elle à Euronews. 

L’Organisation mondiale de la santé affirme que le système de santé de Gaza est confronté à de graves limitations, en raison des lourds dégâts subis par les infrastructures ainsi que des pénuries de médicaments et de personnel.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV