Israël confirme, par la voix de sa ministre des Transports, Miri Regev, avoir transféré des batteries Dôme de fer aux Émirats arabes unis pendant la guerre d’agression israélo-américaine contre l’Iran. Cette déclaration constitue la première confirmation officielle émanant d’un membre du régime israélien concernant cette assistance militaire.
L’ancienne porte-parole de l’armée israélienne a déclaré au micro de Galei Tzahal, la radio des forces du régime, qu’Abou Dhabi bénéficiait du soutien du régime israélien.
« Les Émirats arabes unis ont pris conscience que les missiles balistiques constituent l’un des plus grands problèmes et ils bénéficient de notre soutien », a-t-elle affirmé.
Des médias américains, citant des sources israéliennes, avaient déjà souligné que le régime israélien avait envoyé aux Émirats arabes unis un système de défense aérienne Dôme de fer, accompagné de troupes chargées de son exploitation, dès le début de la guerre contre l’Iran.
Fin avril, le site d’information Axios a rapporté que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait ordonné à l’armée du régime d’envoyer un système Dôme de fer ainsi que des intercepteurs et plusieurs dizaines d’opérateurs après un appel avec le président émirati Mohammed bin Zayed.
Les États-Unis et Israël ont lancé leur guerre d’agression contre l’Iran le 28 février. Les deux ennemis ont utilisé les territoires des États du golfe Persique — Bahreïn, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie — pour lancer des frappes aériennes contre l’Iran.
Pendant 40 jours d’intenses combats, les forces armées iraniennes ont riposté par plus de 100 vagues de frappes de missiles et de drones contre les territoires occupés et les bases américaines dans les pays de la région, notamment aux Émirats arabes unis.
Les autorités iraniennes ont toujours affirmé que tout pays facilitant une agression contre le pays en serait tenu directement responsable.
Téhéran a exigé des compensations de Bahreïn, de l’Arabie saoudite, du Qatar, des Émirats arabes unis et de la Jordanie pour avoir commis des actes internationalement illicites en autorisant l’utilisation de leurs territoires par les États-Unis et Israël pour des attaques contre le pays.
Des rapports récents de médias américains révèlent également que les Émirats arabes unis ont joué un rôle plus important dans l’agression américano-israélienne en lançant des frappes directes contre des cibles iraniennes pendant la guerre.
Même après l’annonce d’un cessez-le-feu en avril, les forces émiraties ont continué de lancer des attaques contre des cibles iraniennes, selon le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.
Selon le rapport du WSJ, les cibles des avions de guerre émiratis en territoire iranien comprenaient des sites stratégiques sur les îles de Qeshm et d’Abu Musa dans le détroit d’Ormuz, ainsi que des emplacements à Bandar Abbas.
Les avions de combat émiratis ont également ciblé la raffinerie de pétrole de l’île de Lavan et le complexe pétrochimique d’Asaluyeh. Les infrastructures du secteur énergétique iranien ont été visées par les attaques des forces émiraties.
Plusieurs rapports ont fait état de liens étroits entre Abou Dhabi et Tel-Aviv en pleine guerre, notamment des visites du Premier ministre israélien et du chef du Mossad aux Émirats arabes unis.