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Le détroit d’Ormuz confère à l’Iran une dissuasion tout aussi puissante que l'arme nucléaire

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, assiste à une cérémonie à Téhéran en hommage au Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, le 3 juillet 2026. (Photo par Tasnim)

Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, s'adressant aux journalistes à Téhéran où il assiste aux funérailles du Leader martyr, a décrit le détroit d'Ormuz comme un atout stratégique pour l'Iran, d'une importance comparable à la dissuasion nucléaire. Selon lui, la capacité de Téhéran à influencer l'une des voies maritimes les plus vitales au monde lui confère un levier géopolitique considérable.

A l’issue de sa visite en Iran en tant qu'envoyé spécial du président russe Vladimir Poutine pour présenter les condoléances de Moscou lors des funérailles du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, tombé en martyr lors des raids américano-israéliens, le responsable russe a déclaré que le détroit d'Ormuz est devenu un instrument véritablement stratégique pour l'Iran, comparant son pouvoir de dissuasion à celui d'une arme nucléaire.

Faisant référence au détroit de Bab el-Mandeb, il a noté que l'Iran dispose d'une arme de secours, étant donné qu’en cas de conflit régional plus large, le trafic maritime à travers ce point de passage stratégique pourrait aussi être perturbé.

« J'espère que nous n'en arriverons pas là, mais tous les pays qui cherchent la confrontation dans la région devraient en tenir compte », a prévenu Medvedev.

L'ancien président russe a également commenté les efforts diplomatiques en cours entre Téhéran et Washington, qualifiant le mémorandum d'entente récemment signé de base pour les négociations futures.

Il a toutefois indiqué que des divergences importantes subsistent entre les deux parties, prédisant qu'il serait extrêmement difficile de parvenir à un accord global.

Selon Medvedev, la levée des sanctions contre l'Iran se heurteraient probablement à des obstacles considérables, car toutes les forces politiques aux États-Unis ne sont pas favorables à un allègement des sanctions. En outre, le financement de la reconstruction de l'Iran constituerait un défi majeur.

D’après Medvedev, les récentes frappes militaires américaines contre l'Iran étaient non seulement injustifiées, mais elles étaient aussi la preuve d'une violation des normes juridiques internationales, vu qu’elles ont été lancées alors que Téhéran et Washington étaient en pleines négociations.

Le responsable russe a également fait allusion à une approche pacifique, précédemment proposée par Moscou, pour résoudre les préoccupations concernant le programme nucléaire iranien. Il a insisté sur le fait que les négociations restent préférables à la confrontation militaire.

Lors de sa visite à Téhéran, Dmitri Medvedev a, par ailleurs, rencontré le président iranien Massoud Pezeshkian. Il a évoqué que les deux parties avaient discuté de la possibilité de créer une plateforme permettant aux pays sous sanctions de coordonner leurs efforts contre les mesures restrictives illégales. Cette initiative, initialement proposée par l'Iran il y a plusieurs années, pourra finalement prendre la forme d'un accord ou d'une organisation internationale regroupant les États sanctionnés.

L'Ayatollah Khamenei est tombé en martyr suite aux frappes d'agressions américano-israéliennes non provoquées contre l'Iran, le 28 février.

Cette agression, qui a également coûté la vie à de hauts responsables et à d'innombrables civils, a incité l'Iran à riposter en menant au moins 100 vagues de frappes de représailles décisives et réussies contre des cibles américaines et israéliennes dans la région. Les représailles ont contraint les États-Unis à annoncer unilatéralement un cessez-le-feu le 7 avril.

Quelques jours après le déclenchement de la guerre contre l'Iran, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a pris la décision d’imposer des restrictions de transit dans le détroit d'Ormuz, stoppant ainsi des centaines de navires et de pétroliers liés aux agresseurs dans le golfe Persique.

Durant le conflit, les dirigeants iraniens ont affirmé que cette voie de transit énergétique vitale, par laquelle transite habituellement près d'un cinquième du pétrole mondial, était ouverte à tous, à l'exception des États-Unis, d'Israël et de leurs alliés.

Par conséquent, ces restrictions ont fait flamber les prix mondiaux de l'énergie, et les experts préviennent que l'impact pourrait atteindre des niveaux historiques si les confrontations se poursuivent.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV